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Pierre Karl Péladeau songe toujours à se porter acquéreur

Pierre Karl Péladeau songe toujours à se porter acquéreur
Photo d'archives, MARIO BEAUREGARD

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Pierre Karl Péladeau, qui craint de voir un autre fleuron du Québec inc. s’envoler si Air Canada met la main sur Air Transat, songe toujours à acheter l’entreprise.  

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« Je continue à analyser le dossier », a indiqué Pierre Karl Péladeau en entrevue au Journal quand on lui a demandé s’il s’intéressait toujours à Air Transat.

Jeudi, l’actionnaire de contrôle de Québecor, qui agit ici à titre personnel dans le dossier, s’est dit préoccupé par le sort d’Air Transat, qui risque de passer aux mains d’Air Canada. 

« On est obligé de constater avec la nouvelle offre que c’est fini. Si les actionnaires et le gouvernement de François Legault acceptent de ne rien faire, c’est fini le siège social montréalais de Transat et la fierté des Québécois envers cette marque d’ici », a déploré celui qui détient des actions de Transat.

En raison de la pandémie, Air Canada devrait avaler Air Transat pour 190 millions $, soit quatre fois moins que ce qui était prévu l’an dernier. 

Langue française

Jeudi, M. Péladeau a rappelé qu’Air Canada n’était pas la compagnie qui avait le plus à cœur la langue française.

« Air Canada est l’entreprise qui ne respecte pas les langues officielles depuis toujours. Pas depuis un an. Depuis toujours. C’est elle qui a le pire bilan », a-t-il laissé tomber. 

L’homme d’affaires a dit aussi craindre de voir une explosion des prix des billets d’avion avec la transaction. 

« Le jour où Air Canada l’achète, c’est terminé, la concurrence. Qui va payer pour cette transaction-là ? Ce sont les Québécois et les Québécoises parce qu’il y aura des tarifs plus élevés », a-t-il analysé. 

Au passage, le grand patron de Québecor n’a pas manqué de décocher une flèche au gouvernement de François Legault, qui appuie la transaction. 

« C’est extrêmement difficile de voir comment le gouvernement du Québec peut encourager une entreprise comme Air Canada », s’est-il désolé. 

– Avec la collaboration de Sylvain Larocque