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Brendan Gallagher: un million de plus pour le cœur

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Photo d’archives Brendan Gallagher a signé une prolongation de contrat de six ans, hier, avec le Canadien.

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Brendan Gallagher a réussi à arracher un million de plus par année que sa valeur statistique au Canadien. Et je suis bien content pour lui.

Dans un cas comme Gallagher, pour une entente de six ans ajoutés à son année de contrat, une moyenne annuelle de 6,5 millions est hyper généreuse.

Avec l’arrivée de Josh Anderson et de Tyler Toffoli, Marc Bergevin s’était donné des arguments lui permettant de négocier serré avec Gerry Johansson, l’agent de Gallagher. En fait, il pouvait même prendre le risque de laisser partir Gallagher avec ses deux récentes acquisitions à l’aile droite.

Surtout que garder Brendan Gallagher pour sept ans représentait un gros risque pour Bergevin.

Gallagher est le type de joueur qui risque de s’user plus vite à cause de son style et de son intensité au jeu.

Pas la fin du monde

Rien ne dit qu’il pourra conserver ce feu brûlant qui le pousse à défier toute la Ligue nationale quand il est sur la glace. Souvent, rendus à 32 ou 33 ans, ces joueurs commencent à montrer les conséquences de ces milliers de coups reçus devant le but ou dans l’enclave. Il aura 35 ans à la fin de son contrat.

Dans le fond comme me l’expliquait un agent expérimenté hier, Marc Bergevin a donné un million de plus à son joueur à cause de son cœur et de sa rage au jeu.

« Un million par année, avec un plafond de 80 millions, ce n’est pas la fin du monde pour garder un joueur qui est un leader, qui ne cause jamais de trouble, qui ne baboune pas, qui est un joueur d’équipe et qui entraîne ses coéquipiers avec lui. Regarde ce que ça fait une pomme pourrie comme Max Domi. T’es mieux de donner un million de plus pour garder un Gallagher », de dire mon informateur.

Et puis, Marc Bergevin est peut-être en train de préparer la « contraction » qui se prépare dans les rangs des joueurs.

Le plafond va baisser

Un plafond à 81,5 millions ne respecte déjà pas le principe de base de la convention collective de la Ligue nationale.

Tous les contrats de la LNH doivent représenter 50 % du total des revenus de la ligue. Si les revenus baissent, le plafond doit donc baisser en équivalence.

Or mon informateur est convaincu que la pandémie de COVID-19 va tellement sabrer les revenus de la ligue, que plusieurs équipes vont devoir racheter des contrats ou simplement se débarrasser de plusieurs vétérans.

« C’est simple, les salaires des joueurs vont toujours représenter 50 cents dans la piastre. Si les piastres sont moins nombreuses, les 50 cents vont l’être aussi. Il y aura un prix à payer pour les joueurs », dit-il.

C’est déjà évident que vous n’aurez pas le droit d’avoir des fêtes de famille à Noël et au jour de l’An. Donc, il n’y aura pas de spectateurs au Centre Bell. Donc il n’y aura pas de revenus importants. Donc...

DANS LE CALEPIN | Hier donc, j’emprunte la Harley de Lady Ju pour aller luncher. La radio était au 105,7. Rythme FM. La station de Louis Audet. Je dirais 12 heures et 40. Deux animatrices jasent du dernier calendrier des pompiers. Déjà, le ton est grivois. Une certaine Michelle appelle. Elle dit qu’elle aime beaucoup ces calendriers parce que ce sont de beaux animaux : « Et c’est bien d’aimer les animaux ». Rires gras et complices des animatrices qui en rajoutent une couche. « On peut caresser la page une fois par mois ». Vous voyez le genre. Je veux juste savoir ce qui arriverait si deux animateurs parlaient de cette façon du calendrier des cheerleaders des Alouettes...

Ils s’excuseraient sans doute jusqu’au bureau de chômage...