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Envers et contre tout

L’Impact doit lutter contre toutes les forces extérieures

MLS - Whitecaps FC c. Impact
Photo d'archives, Martin Chevalier Samuel Piette ne cache pas que les joueurs de l’Impact trouvent difficiles ces longs séjours loin de leur domicile.

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L’Impact dispute samedi un troisième match en sept jours, affrontant pour la toute première fois l’Inter Miami CF au Red Bull Arena.

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Pendant que le Bleu-blanc-noir tentera de mettre un terme à une série de deux défaites consécutives, Miami va essayer de prolonger à quatre sa séquence de matchs sans revers.

Sans dire qu’il s’agit de deux équipes qui s’en vont dans des directions opposées, disons qu’elles ont des tangentes un peu différentes depuis une semaine.

Après le match, les joueurs vont venir se ressourcer à Montréal pour quelques jours avant d’affronter le New York City FC au Yankee Stadium, samedi prochain.

Éclopés

Thierry Henry l’a répété plusieurs fois ces dernières semaines, l’accumulation de blessés lui complique la vie.

Ce soir, la troisième pire défensive de la ligue devra se débrouiller sans Rod Fanni (blessé), Jukka Raitala (en sélection), Luis Binks (suspendu) et possiblement Zachary Brault-Guillard qui a raté la dernière rencontre en raison d’une blessure.

Ça ne laisse que Rudy Camacho et Jorge Corrales, tous deux très brouillons, de même que Clément Bayiha, Joel Waterman et Karifa Yao, qui n’ont pas beaucoup de minutes dans les jambes.

Au moins, il semble que Bojan pourrait être en mesure de reprendre l’action, lui qui a raté la dernière rencontre en raison d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée.

Dur mentalement

D’ailleurs, cette vague de blessures jumelée au contexte actuel de l’équipe rend tout le monde un peu morose.

« Pour nous, c’est une période difficile depuis qu’on est ici, a convenu Samuel Piette. On est un peu partis à la guerre en quittant nos familles pour aller travailler et mettre du pain sur la table. 

« Il y a plein de petits problèmes qui arrivent à gauche et à droite et j’ai un peu l’impression que le ciel nous tombe sur la tête. »

Même s’il est d’un naturel positif, on sent que la situation pèse lourd sur Piette.

« C’est difficile de continuer de jour en jour et de voir qu’il y a seulement des mauvaises nouvelles. J’ai un nouveau-né d’un mois et demi à la maison que je n’ai presque pas vu. »

Pas à la maison

Signe que l’Impact ne se sent pas dans ses pantoufles, le Bleu-blanc-noir n’a toujours pas gagné « à domicile » comme l’a mentionné Thierry Henry vendredi en faisant référence au Red Bull Arena.

« Il n’y a rien qui ressemble au Stade Saputo ici », a abondé Samuel Piette. 

« Pour être honnête, c’est assez difficile de se sentir à la maison ici, a poursuivi Piette. Le seul truc, c’est qu’on n’a pas besoin de voyager le matin même pour aller affronter un adversaire dans une autre ville. À part ça, il n’y a rien qui est comme à la maison. 

« Je ne mentirai pas, on a hâte et on est motivés en vue de ce match parce qu’on sait qu’ensuite, on revient à la maison pour quelques jours. »

Ligue des champions

Par ailleurs, il est bien possible que le reste de la Ligue des champions soit disputé en décembre après la finale de la MLS, qui, elle, sera jouée le 12 décembre.

Même s’il n’y a rien d’officiel, ce n’est pas une perspective qui emballe particulièrement les joueurs de l’Impact, qui attendent toujours de jouer leur match retour de quart de finale contre CD Olimpia du Honduras.

« Ça ne fait pas fureur au sein du groupe, a admis Samuel Piette. Ça nous amène à la troisième semaine de décembre, et on sait que ces matchs ne seront pas joués à Montréal. 

« Ça veut dire qu’on devrait faire une quarantaine, ça veut aussi dire passer Noël sans voir personne. »

L’adversaire en 5 points  

En progression

Pendant que Nashville connaît une première année intéressante, la saison initiale de Mami est plus compliquée, mais le vent tourne puisque le club de David Beckham n’a pas perdu à ses trois derniers matchs (2-0-1).

L’effet Higuain

L’arrivée de Gonzalo Higuain n’est peut-être pas étrangère à l’éveil récent du club. En cinq matchs dans un maillot rose, la vedette argentine a amassé un but et une passe, et a surtout servi de stimulant à son équipe en plus d’ajouter une nouvelle dimension sur les jeux arrêtés.

Morgan, une surprise

Lewis Morgan, un ailier écossais de 23 ans, est une relative surprise pour la formation du sud de la Floride puisqu’il en est actuellement le meilleur marqueur avec une récolte de 5 buts et 6 passes en 18 matchs. Morgan a auparavant porté les couleurs du Celtic et de Sunderland.

Attaque anémique

Les problèmes de Miami s’expliquent en grande partie par une attaque anémique qui n’a produit que 18 buts en autant de matchs, soit le quatrième plus faible total de la MLS. On est quand même loin des dix petits buts de Cincinnati.

Pizarro absent

Le joueur désigné Rodolfo Pizarro a raté les trois derniers matchs de l’équipe, qui est aussi privée de son gardien titulaire, Luis Robles. Il a subi une fracture du bras au début du mois. Pizzaro avait inscrit quatre buts en six matchs avant de se blesser.