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Le pour et le contre

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Voilà sept mois que nous vivons un confinement qui varie de modéré à extrême, selon les exigences de la Santé publique.

Pour plusieurs, la question est tranchée avec la précision d’un laser : le confinement est essentiel et doit perdurer jusqu’à l’arrivée d’un vaccin. Point final !

Extrémisme

Le problème est que les conseilleurs sont rarement les payeurs. 

Promouvoir l’extrémisme sanitaire est facile quand on peut travailler de la maison, que le salaire continue d’être versé et que la progression du fonds de pension est assurée. C’est facile quand on sait que le loyer sera payé, que le frigidaire est bien garni, et que l’on peut s’évader dans un chalet à la campagne. 

Mais la situation enviable des ayatollahs du confinement est l’exception, et non la règle. 

La réalité est que le chômage et la reprise incertaine ont plongé des populations entières dans la pauvreté et l’insécurité. Des milliers de petits entrepreneurs ont perdu le travail d’une vie. D’autres ont dilapidé leurs maigres économies pour éviter le naufrage. Les liens familiaux et sociaux ont été brisés. L’isolement, la peur et l’ambiance apocalyptique ont multiplié les troubles de santé mentale. 

Si le confinement a permis d’éviter des contaminations, il a également détruit de nombreuses vies. 

D’ailleurs, un envoyé spécial de l’OMS, le docteur David Nabarro, a dénoncé le confinement comme principale mesure pour lutter contre le virus. Et s’il avait raison ?

Béni-oui-oui

Jusqu’à présent, des enjeux politiques et des considérations idéologiques et émotives ont influencé les décisions. 

Or, vu la complexité de la réalité, le premier ministre ne devrait être le béni-oui-oui de personne. Au contraire, il doit agir en leader et analyser, froidement et de manière transparente, les avantages, les inconvénients et les dommages collatéraux du confinement pour l’ensemble des Québécois. Trop de gens ont trop à perdre pour faire l’économie de cet exercice !