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L’idée d’ouvrir les salles à manger est accueillie avec réserve par les restaurants

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Les restaurateurs de la région sont divisés à l’idée de rouvrir rapidement leur salle à manger, comme le suggérait vendredi le maire de Lévis, alors que plusieurs trouvent encore le pari trop risqué, notamment en termes de rentabilité.

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Jeudi, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a affirmé que le gouvernement devrait rouvrir les restaurants, tout en s’assurant que l’ensemble des consignes sont respectées.   

Il proposait de cibler les récalcitrants plutôt que les secteurs d’activité, en fermant sur-le-champ un restaurant, par exemple, qui ne se conforme pas aux mesures sanitaires. 

L’ARQ en faveur 

L’idée semble plaire à bien des commerçants de l’industrie, à condition que les mesures soient les mêmes que lors du premier déconfinement.  

«Globalement, nous sommes en faveur d’une réouverture. Les restaurants offrent un encadrement sécuritaire», avance François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ). 

Selon lui, le service de repas pour emporter n’est pas rentable. La réouverture des salles pourrait donc assurer une certaine rentabilité pour plusieurs restaurateurs, mais il faudrait voir quelles seraient les restrictions, fait valoir M. Meunier. 

Le propriétaire de la microbrasserie Le Corsaire, à Lévis, souhaite accueillir de nouveau les clients le plus tôt possible. 

Des propriétaires inquiets

«Nous avons passé l’été à gérer les mesures. Si ce sont les mêmes consignes, je n’ai pas de stress avec ça», affirme Martin Vaillancourt.  

Une des propriétaires du Tapas & Liège se dit divisée sur la possibilité d’ouvrir rapidement, en raison du risque de devoir fermer s’il y avait un manquement aux consignes. Bien que tous les efforts soient déployés pour respecter les mesures sanitaires dans son commerce, une fermeture serait chère payée pour une erreur de bonne foi, fait valoir Vanessa Roberge. 

«On ouvrirait, parce que c’est ce qu’on aime faire, mais ce serait très exigeant», observe-t-elle. 

Jacques-André Pérusse, directeur général à la Société de développement commercial (SDC) du Vieux‐Québec, trouve l’idée bien intéressante, mais elle n’est pas alléchante pour tous les restaurateurs. 

«La clientèle n’est pas là, et elle ne sera pas plus là», se désole-t-il.  

Il se demande si ça vaudra la peine, pour les commerçants, de faire rentrer du personnel et d’engager des frais pour reprendre les activités dans les salles à manger.