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Une femme élue à la tête de la Fraternité des policiers de Québec

Martine Fortier est la première femme élue à la tête de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec (FPPVQ).
Photo Didier Debusschère Martine Fortier est la première femme élue à la tête de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec (FPPVQ).

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Pour la première fois de son histoire, la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec (FPPVQ) sera dirigée par une femme. Martine Fortier a remporté son élection haut la main, jeudi soir.

Mme Fortier affrontait le vice-président sortant de la Fraternité, Patrick Talbot. Elle l’a battu par 74,1% des voix.  

« C’est une fierté, pour moi. Dans le passé, les premières femmes policières en ont beaucoup arraché. Il y en a qui ont eu à faire leurs preuves pas mal plus que les hommes. Je ne l’ai pas vécu personnellement, mais je sais que beaucoup de policières ne l’ont pas eu facile », a-t-elle relaté.  

Martine Fortier, 45 ans, travaille pour le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) depuis 1999. Elle a essentiellement fait de la patrouille, dans sa carrière. Même si elle n’a jamais siégé à l’exécutif syndical auparavant, elle a participé à des combats pour l’équité salariale et pour l’amélioration des conditions de travail. 

Réorganisation policière

Interrogée sur ses priorités, elle a dit vouloir « s’asseoir avec la direction pour revoir certaines problématiques liées à la réorganisation policière ». Elle s’inquiète notamment du report et des possibles coûts supplémentaires des travaux au poste de Saint-Roch (Édifice F.X.-Drolet), révélés cette semaine par Radio-Canada. 

« Ce dont j’ai peur, c’est que la nouvelle centrale [de Charlesbourg, qui doit être livrée fin 2023] écope et que la livraison soit retardée. J’ai peur que les plans soient revus à cause des problématiques liées à la décontamination des sols à F.X.-Drolet », a-t-elle convenu. 

Aussi, la nouvelle présidente de la FPPVQ se dit tracassée par le fait que les policiers des postes de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles aient déménagé, le mois dernier, à la Centrale Victoria, dont la vétusté est de notoriété publique. 

Réactions

Vendredi midi, la direction du SPVQ a réagi par courriel en saluant « la venue de madame Martine Fortier à titre de première femme présidente de la Fraternité », ajoutant : « Il nous fera plaisir de collaborer avec madame Fortier et son équipe au cours de son prochain mandat. »

De son côté, François Lemay, président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), s’est félicité de la nouvelle. « On salue l’élection d’une femme à la présidence de la FPPVQ. Elle est désormais à la tête d’une des plus grosses fraternités de policiers au Québec », soit la troisième en importance après la Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Au Québec, trois syndicats policiers sont désormais dirigés par des femmes.  

À l’hôtel de ville de Québec, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a dit avoir « hâte de discuter avec elle [Mme Fortin] de la réorganisation des services sur [le] territoire ». 

De son côté, le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, a également salué l’arrivée de Mme Fortier à la tête de la Fraternité. « Nous sommes heureux de constater que d’ores et déjà, Mme Fortier identifie bien le problème de relocalisation des effectifs policiers. Dans le contexte des retards dans les travaux à l’édifice F.-X. Drolet, nous devons savoir rapidement quel est le plan B envisagé par le chef du SPVQ, Robert Pigeon », a fait valoir M. Rousseau par voie de communiqué de presse. 

– Avec la collaboration de Stéphanie Martin