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Changer de vie en raison de la pandémie

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La pandémie a provoqué pour plusieurs une remise en question. Certains ont décidé de changer de vie et de s’installer au Bas-Saint-Laurent. Portrait d’une jeune femme en pleine reconversion. 

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Félixe Girard a 30 ans. Au début de l’année, elle était encore chargée de projet dans une entreprise de fabrication de produits de ventilation à Montréal.

«Je m’occupais de tout ce qui était les nouveaux équipements, l’agrandissement de l’usine. [...] C’est sûr qu’avec la COVID, tout a été mis sur pause, donc mon travail, malheureusement, a disparu», explique la jeune femme qui a saisi l’occasion de changer de vie. 

«Il y a une prise de conscience liée au corona[virus] et à la fragilité un peu de notre société. Si on n’est plus capables de faire venir autant de nourriture de l’étranger, il va falloir la faire pousser ici», ajoute-t-elle.

L’ancienne citadine s’est lancée en septembre dans une formation en agroforesterie et a déménagé à Trois-Pistoles, une région qu’elle connaissait pourtant assez peu. 

«C’est sûr que je passe à la fois de Montréal à Trois-Pistoles. [...] Je change de domaines d’études aussi, c’est pas du tout pareil. Et puis des amis aussi, donc ça fait un gros changement. Au début, c’est un peu stressant, les premiers mois», reconnaît la jeune femme.

Parallèlement à sa formation en agroforesterie, Félixe Girard a décidé de venir travailler sur la ferme Mazika à Saint-Mathieu-de-Rioux pour être au plus proche de la réalité agricole.

«J’aimerais pouvoir amener mes compétences que j’ai développées en tant qu’ingénieure pour des entreprises en agriculture. Essayer de les aider dans le changement, être plus efficace, changer leurs procédures peut-être», affirme la nouvelle ouvrière agricole.

Un changement qu’elle ne regrette aucunement. Elle encourage même ceux qui ont perdu leur emploi pendant la pandémie à oser eux aussi!

«La vie continue et puis il y a d’autres choses. Faut pas avoir peur de se réinventer. [...] Mais il y a de la place pour nous autres ailleurs, il faut juste avoir le guts un peu de le faire et d’y aller!» conclut la jeune femme.