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Cours en ligne : Pénurie d’enseignants pour l'immersion française au Canada

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Les établissements scolaires de plusieurs provinces ont de la difficulté à offrir des options d’apprentissages en français dans leurs cours en ligne, notamment car la pandémie a aggravé la pénurie d’enseignants. 

Alors qu’une école ontarienne a abandonné son option d’enseignement en français pour proposer à la place un programme informatique pour apprendre soi-même, un établissement scolaire en Colombie-Britannique n’a pas eu d’autres choix que de faire étudier en anglais les élèves du programme d’immersion française.

Des décisions qui ne sont pas approuvées par les parents des élèves concernés, d’autant plus qu’ils n’ont pas été prévenus de cette éventualité avant d’inscrire leurs enfants aux cours en ligne.

« Les parents n’ont pas choisi l’apprentissage en ligne en sachant que le français allait être coupé. Ils ont pris cette décision avant que le district scolaire ou le ministère de l’Éducation ne dit qu’elle ne sera pas disponible », a déploré dans une entrevue au « Globe and Mail » Nicole Thibault, directrice générale nationale de l’organisme Canadian Parents for French.

L’immersion en français est une option de plus en plus populaire auprès des familles canadiennes qui souhaitent que leurs enfants maîtrisent une seconde langue. Cependant, elle a toujours représenté un défi pour les établissements scolaires faisant face à une pénurie d’enseignants francophones.

Ainsi, comme l’explique Nicole Thibault au « Globe and Mail », plusieurs écoles de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan et de l’Ontario ont préféré privilégier cet apprentissage du français pour les étudiants présents en classe plutôt que ceux en ligne, n’étant pas préparées au nombre d’inscriptions pour les cours à distance.

« L’immersion en français est un choix qu’une famille fait. Mais choisir d’étudier virtuellement est également un deuxième choix, si vous voulez. Et nous préférions certainement être en mesure de fournir cela si nous le pouvions... mais pour le moment, ce ne sont que les contraintes dans lesquelles nous devons opérer », a déclaré au « Globe and Mail » Loretta Notten, directrice de l’école catholique de Waterloo en Ontario.

De nombreux parents doivent alors faire le choix de maintenir ou non leurs enfants en immersion française dans leurs cours en ligne, au risque de ne pas avoir d’enseignants avant plusieurs mois, a expliqué au « Globe and Mail » le directeur de Canadian Parents for French en Colombie-Britannique et Yukon, Glyn Lewis.