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«La cantine végane»: tenir le cliché grano à distance

«La cantine végane»: tenir le cliché grano à distance
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Les choses ont déboulé pour Marie-Michelle Chouinard. Il y a deux ans à peine, elle lançait son blogue Une maman végane grâce auquel de nombreux internautes ont pu découvrir sa fertile imagination culinaire. Puis, à la fin du mois d’août est sorti son premier livre, La cantine végane, truffé de 70 «recettes pour bons vivants». 

• À lire aussi: La cantine végane: pour une transition en douceur

Dans les pages de cet ouvrage aux allures bistro, aucun produit d’origine animale, mais aucun compromis non plus sur le plaisir de manger.

«La santé, ça ne vient pas juste de ce qu’on mange, rappelle l’auteure. Souvent, on pense que manger santé, c’est la base de la santé, mais on oublie la santé psychologique et émotionnelle à travers ça. Quand on se sent moins bien, cuisiner peut nous amener un certain confort...»

Ici, on ne compte pas les calories. On ne rougit pas non plus devant les matières grasses et les éléments sucrés. «J’ai surtout voulu me dissocier du cliché – j’aime mieux appeler ça «grano» que «santé» – qui est très non transformé, sans huile, sans sucre, sans friture et sans gluten.»

De l’audace!

Certains y verront une belle liberté culinaire, d’autres salueront l’audace des mélanges et des mets comme les Pop-Tarts à la fraise, le hot chicken ou encore les frites «animal style».

Pour Marie-Michelle Chouinard, cette façon de faire s’explique facilement. «On n’a pas le choix de tout réinventer quand on devient végane [...], comme utiliser des noix de cajou pour faire des fromages et des sauces, utiliser l’eau d’une conserve de pois chiches pour monter en neige, faire de la meringue. On est habitué à prendre d’autres ingrédients et à faire toutes sortes de choses.»

Parmi les réussites qui la rendent particulièrement fière, il y a son meilleur gâteau: le tiramisu. «Je suis vraiment contente parce que c’est une des recettes qui m’a donné le plus de difficulté. Les doigts de dame d’épicerie ne sont pas véganes et il fallait trouver un moyen d’en faire, mais c’est rempli d’œufs...»

De plus, elle s’est finalement décidée à publier les étapes et les ingrédients nécessaires à la confection de son propre burger.

«Ça fait quatre ans [qu’il a été créé] et on a beaucoup hésité, mon chum et moi, à la rendre publique. C’est vraiment notre burger préféré. Ce n’est pas nécessairement une chose sur laquelle j’ai vraiment travaillé. J’ai eu un coup de chance, je l’ai eu du premier coup, et la recette est restée. Je ne l’ai jamais modifiée, et on l’adore. On l’aime autant qu’un beyond meat

Pas une mode

Et que répond-elle à ceux et celles qui persistent avec l’idée que l’attrait du véganisme s’estompera?

«Je ne pense pas qu’un choix éthique peut être à la mode. C’est un changement de vie. Ce n’est pas juste l’alimentation et ce n’est pas un régime [...]. Le véganisme, c’est aussi les vêtements, les produits cosmétiques, les produits ménagers et le divertissement. Quand on est conscientisé, qu’on a fait nos études, qu’on sait pourquoi on va arrêter de consommer ces produits, c’est vraiment très rare qu’on va faire un pas en arrière.» 

  • Le livre La cantine végane est offert en magasin.