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Moins grave qu’au printemps dans les hôpitaux

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Même si le nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 atteint régulièrement les niveaux du printemps dernier, ça ne signifie pas que la deuxième vague est pire que la première. C’est oublier que le nombre de personnes hospitalisées n’est actuellement qu’au tiers de ce qu’il était en mai. 

Le nombre de personnes hospitalisées a tout de même triplé depuis la fin de l’été. Le premier ministre François Legault s’est inquiété la semaine dernière d’un « risque réel de rupture » du système de santé si la tendance des dernières semaines se poursuit. « Ça veut dire des chirurgies importantes qui vont devoir être reportées. Donc, on ne sera pas capables, dans des délais raisonnables, de soigner tous les Québécois », a-t-il signalé.

Ça fonctionne

Toutefois, hier, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) a dévoilé de nouvelles prévisions qui laissent croire que les nouvelles mesures de confinement semblent fonctionner, et qu’elles devraient permettre de ne pas excéder les capacités du système de santé. 

Davantage d’hommes aux soins intensifs  

Depuis le début de la pandémie, le nombre de femmes et d’hommes hospitalisés reste équilibré, pour un total de 8742 personnes. Toutefois, on remarque que 63,5 % des personnes aux soins intensifs sont des hommes.  

 

Hospitalisations en hausse  

Le nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19 a recommencé à grimper. Après une baisse enregistrée pendant l’été, la courbe s’est remise à monter constamment depuis le début du mois de septembre, et se maintient à plus de 400 depuis le 6 octobre. Depuis la fin du mois de septembre, le nombre d’hospitalisations aux soins intensifs représente de 15 % à 19 % du total quotidien des hospitalisations. 

L’Ontario s’en sort mieux à nouveau  

La province voisine a aussi vu une hausse du nombre d’hospitalisations depuis le début de l’automne, mais est loin du Québec. Du 24 juillet au 26 septembre, le nombre d’hospitalisations s’est maintenu en dessous de 100 personnes. À partir de la fin septembre, les hospitalisations ont commencé à grimper et ont dépassé les 200 hospitalisations par jour, le 8 octobre.

 

Courbe similaire partout au Canada  

La courbe canadienne est similaire à celle du Québec et de l’Ontario. On remarque une légère hausse à partir de la fin septembre dans le nombre de personnes hospitalisées. Les admissions en soins intensifs sont toutefois demeurées relativement stables. Depuis le début de la pandémie, plus de 13 000 personnes ont été hospitalisées au pays.    

  • La moitié des personnes hospitalisées depuis le début de la pandémie avait plus de 71 ans.   
  • Les patients de moins de 18 ans représentent 3 % des hospitalisations.    
  • La moitié des personnes hospitalisées depuis la fin juillet l’ont été pour plus de 6 jours.   
  • 22 % des patients ont nécessité des soins intensifs       

Plus de jeunes hospitalisés   

La proportion des patients hospitalisés de moins de 50 ans a légèrement augmenté depuis le printemps, passant de 13,4 % pour la semaine du 11 mai à 16,7 % dans la semaine du 12 octobre.  

Au total, ce sont les personnes de 80 à 89 ans qui ont été les plus hospitalisées depuis le début de la pandémie, soit 2335 patients. Les moins de 20 ans sont ceux qui ont le moins fréquenté l’hôpital avec un total de 108 hospitalisés à ce jour.

 

Sources : Institut national de la santé publique du Québec, Gouvernement du Canada, Gouvernement de l’Ontario. Données en date du 15 octobre.