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Pour une exploration des plaisirs solitaires

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À chaque personne sa préférence. Les techniques et les positions pour pratiquer la masturbation ne se font pas rares ! Or, il n’est au contraire pas exceptionnel que la même façon de faire se répète et se reproduise, toucher après toucher. Pourtant, le plaisir est indifférent à l’âge, au genre, à l’orientation sexuelle, à tout autre facteur pouvant définir une personne et il croît avec l’usage. Pourquoi donc cette hésitation à explorer l’univers du plaisir solitaire ? 

Éducation et influences

Si les effets positifs sur la santé physique et mentale de la masturbation ne sont plus à prouver, il n’est pas rare que sa pratique soit tout de même réduite (ou même absente) en raison de divers motifs. La masturbation, quoique de moins en moins taboue, revêt encore ce caractère très privé et plusieurs hésitent à en parler. Or, s’informer permet non seulement de comprendre, mais également de trouver des façons de diversifier le plaisir. 

Une éducation particulière, des sources d’influences multiples et de nombreuses autres causes invitent sentiments de culpabilité, honte ou gêne dans le lit, ce qui incite plus d’un à pratiquer l’abstinence masturbatoire. Se défaire de croyances ancrées au fond de soi demande énormément d’efforts. 

Un lecteur, qui souhaite préserver l’anonymat, dit : « J’ai 45 ans et je me sens toujours tellement coupable de me masturber. Je n’y arrive pas. Trop souvent, je perds mon érection ou si je l’ai, je viens trop vite. Finalement, rien d’agréable. Ma mère était très stricte, j’ai grandi seul avec elle. Pour elle, le sexe, c’est sale. Elle m’a traumatisé lorsqu’un matin elle s’est ruée dans ma chambre alors que j’avais tout juste 14 ans et que je me caressais. Elle m’a traité de tous les noms, y compris celui de pervers obsessionnel... J’ai compris des choses en thérapie, mais la blessure reste. Peut-être un jour serai-je libéré de cette culpabilité au plaisir, en tout cas, je travaille fort pour m’en défaire ! »

Quelques astuces

Dans un premier temps, il pourrait s’avérer intéressant, avant d’entreprendre quelque technique que ce soit, de se poser ces quelques questions : 

  • Comment se porte ma santé (physique, émotionnelle, relationnelle) ?
  • Suis-je hypersensible ?
  • Dans quel environnement (ou ambiance) je me sens bien, détendu.e ?
  • Quel regard est-ce que je porte sur mon corps, sur la sexualité ?
  • Est-ce que je considère que j’ai suffisamment d’intimité ?

Une fois les réponses obtenues, il vous sera plus facile d’orienter le type d’exploration que vous souhaitez faire.

Découvertes

À mains nues : contacts directs sur la peau, sur les organes génitaux...

Assis.e, debout, couché.e : sur un fauteuil une serviette enroulée, propre, entre les jambes. Sous la douche à l’aide du pommeau. Étendu.e sur le dos, les jambes en ciseaux ou en position diamant (les genoux éloignés et qui reposent sur le côté alors que les pieds se touchent)...

Superposition : tissus, étoffes qui s’interposent entre l’organe et la main, contact indirect (technique du sandwich)...

En couple : en se regardant l’un l’autre, en utilisant les pieds (ou toute autre partie du corps) pour stimuler l’autre...

Avec des objets sexuels : une ou deux sources de stimulation (gare à la tentation d’utiliser un objet qui n’est pas conçu pour la stimulation sexuelle – certains dangers peuvent alors guetter l’utilisateur.trice). Des lubrifiants, des crèmes de massage...

Et vous, quelles sont vos préférences et positions favorites pour profiter de ce plaisir en solo ?

Pour aller plus loin dans votre exploration, n’hésitez pas à fouiner dans le rayon santé sexuelle de votre librairie préférée !