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De Montréal au Pays de Galles

Le parcours atypique du joueur de soccer Noah Eisenberg

Noah Eisenberg
Photo courtoisie Noah Eisenberg est fier d’évoluer avec le Llangefni Town FC.

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Les chemins pour atteindre les rangs professionnels sont multiples et des jeunes joueurs de soccer québécois nous le rappellent en pleine pandémie.

On vous a parlé, il y a quelques mois, de Mohamed Farsi, un jeune homme issu du futsal (soccer en salle), et qui a obtenu un contrat avec le Cavalry de Calgary de la Première ligue canadienne.

Le Montréalais Noah Eisenberg n’est pas en reste puisqu’il a emprunté un chemin atypique pour devenir le premier Canadien à signer un contrat en deuxième division galloise.

Âgé de 22 ans, le jeune homme joue pour le Llangefni Town FC. Llangefni est située dans une île au nord du Pays de Galles et à 150 kilomètres à l’ouest de Liverpool, en Angleterre.

Chemin différent

Eisenberg l’admet, il n’a pas pris le chemin le plus courant puisqu’il n’a jamais évolué pour l’Académie de l’Impact ou pour le Centre national de haute performance.

« Je n’ai jamais essayé avec l’Académie de l’Impact ou avec le Centre national de haute performance. Il y a plusieurs façons d’atteindre son objectif », a confié le milieu de terrain lors d’un entretien via Facetime.

Il faut dire que c’est vers la fin de l’adolescence que les choses ont commencé à tomber en place, tant sur le terrain qu’à l’extérieur.

« Je fréquentais l’école St-George’s et mon coach m’a demandé si je voulais jouer au Cégep ou aller dans une école préparatoire aux États-Unis. Ça offre beaucoup de visibilité pour la NCAA par la suite. » 

C’est ainsi qu’il s’est retrouvé sur la côte Est à faire une année préparatoire dans le Maine et une autre dans le New Hampshire, ce qui a ouvert la porte à une bourse avec Birmingham Southern, une université de l’Alabama qui évolue en troisième division de la NCAA.

Eisenberg a donc entrepris ses études tout en jouant au soccer en 2017, mais les choses se sont vite bousculées, dès l’été suivant.

« Mon ancien coach m’a proposé d’aller en Belgique pendant l’été. J’ai été avec la réserve de Waasland-Beveren en Belgique et j’ai vu que j’avais le niveau.

« Je me suis assis avec mes parents, je leur ai expliqué que mon plan pouvait changer et mon coach en Alabama m’a encouragé à y aller. » 

Crochet en Irlande du Nord

Eisenberg est donc retourné en Belgique, mais a constaté que le niveau était finalement très élevé.

« J’y suis resté pendant trois mois, et après ils m’ont envoyé en Irlande du Nord. J’ai signé en quatrième division pour finir l’année en janvier 2019.

« Je suis revenu à Montréal à l’été 2019 et j’ai ensuite eu un essai au Pays de Galles avec une équipe de 2e division. »

C’est là que la porte s’est entrouverte au Pays de Galles, mais comme il arrivait en fin de fenêtre de transfert, c’était partie remise. Il a donc repris le chemin de
l’Irlande du Nord pour se retrouver devant un club en faillite.

Pause

Eisenberg a donc été contraint de revenir en Amérique du Nord où il a poursuivi ses études en administration du sport.

Il devait jouer avec une équipe du Dakota l’été dernier, mais le plan est tombé à l’eau en raison de la pandémie et c’est ensuite que l’option de Llangefni est revenue sur la table.

Il faut dire qu’il avait toujours gardé le contact avec le club par l’entremise de son agent.

Il attend maintenant de voir s’il pourra jouer cette année puisque les choses ne sont pas très simples en ce moment en raison de la foutue pandémie.

« Je suis au Pays de Galles depuis un mois. La saison est à risque en raison de la COVID. On s’entraîne et il y devrait y avoir les matchs amicaux.

« Les choses ne vont pas bien en Angleterre avec la COVID et ça ne nous aide pas. »

Et c’est dommage puisque c’est la première saison où la seconde division galloise dispose d’une entente de diffusion télévisuelle.