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Tué à 13 ans sur une traverse piétonnière: «Son décès était complètement évitable»

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Catherine Ricard a perdu son fils de manière tragique il y a un an. Son garçon, Jules, 13 ans, revenait de l’école lorsque le drame s’est joué l'année passée. Le garçon a été heurté à une intersection connue pour être dangereuse par les autorités municipales.

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«Son décès était complètement évitable à tous points de vue. En termes d’aménagement, et en termes de conduite de la conductrice de l’autobus qui l’a happé mortellement», explique Mme Ricard en entrevue dimanche au Québec matin

«Jules commençait son secondaire 2, il terminait sa journée d’école par une belle journée de septembre. Il a quitté l’école, à l’intersection du terrain de l’école, il a traversé la rue là où il devait traverser: à une priorité écolière. Un autobus scolaire qui faisait un virage à gauche l’a happé mortellement. Lors de l’impact, l’autobus n’a pas mis les freins et a écrasé Jules au niveau de la cage thoracique», détaille la mère endeuillée. 

Mme Ricard soutient que la Ville savait depuis plusieurs années que cet endroit était dangereux, mais elle n’est pas intervenue.  

«Ils avaient été avisés. C’est un endroit qui était problématique. Il y a un garage municipal à côté de l’école, on avait aussi déplacé les trajets des autobus scolaires qui sont des poids lourds et qui étaient en contact avec les jeunes», relate la maman. 

Fait bouleversant, la journée même, un commerçant situé à proximité a avisé une personne à la Ville de la dangerosité de l’endroit. Ce n’était pas la première fois. 

«Cette personne-là avait fait des démarches pour sécuriser l’endroit et il n’y a pas eu d’actions significatives. Après le décès de Jules, l’impression que c’était un malheureux accident arrivé par hasard était encore très persistante.»

Il a fallu une mobilisation des parents du quartier pour que des changements se produisent. 

«Il a fallu que les parents jouent aux brigadiers scolaires, fassent une pétition, il y a eu beaucoup d’actions pour que la situation s’améliore, même après le décès de Jules», se souvient Mme Ricard. 

La conduite de la chauffeuse d’autobus serait également en cause dans le drame, soutien Catherine Ricard, et elle tient à lancer un message aux conducteurs de véhicules moteurs. 

«On est vraiment tous piétons; l’idée, ce n’est pas de faire des clans automobilistes/piétons. Les gens qui utilisent le plus leur véhicule vont devenir piétons, vont traverser une rue. Ça nous concerne tous. Tuer un piéton avec une automobile, c’est malheureusement très, très facile. Ça prend une petite collision pour causer des blessures graves ou la mort. Le deux tiers des accidents avec morts ou blessures graves est causé par la distraction des automobilistes et non pas des piétons», conclut-elle.