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Carambolage sur l'A440: inculpé de négligence criminelle mortelle

Un camionneur fait face à huit nouvelles accusations

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Capture d'écran, TVA Nouvelles La violente collision en chaîne a causé un incendie en bordure de l’autoroute 440, le 5 août 2019. Quatre personnes ont perdu la vie et une quinzaine ont été blessées.

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Huit nouvelles accusations ont été déposées contre le camionneur qui aurait causé un carambolage ayant tué quatre personnes sur l’autoroute 440, à Laval, à l’été 2019. 

Jagmeet Grewal faisait déjà face à cinq chefs d'accusation de conduite dangereuse mortelle et causant des lésions.

Le résident de Dorval, sur l’île de Montréal, a été amené devant un juge pour la première fois en juillet dernier, soit 11 mois après la collision fatale.

Le camionneur de 54 ans était de retour au palais de justice de Laval la semaine dernière, et huit nouvelles accusations en lien avec le carambolage du 5 août 2019 ont été ajoutées par la Couronne.

Il s’agit de quatre chefs de négligence criminelle mortelle – un par victime – et quatre chefs de négligence criminelle ayant causé des lésions à deux adultes et deux jeunes de 11 et 14 ans.

Au total, une quinzaine de personnes ont été blessées lors de la collision, selon ce qu’avait confirmé la police à l’époque.

Par ce bel après-midi d’été, Grewal circulait sur l’autoroute 440 ouest, près de la bretelle menant à l’autoroute 15. 

En raison d’une possible distraction, le camionneur n’aurait pas appuyé sur les freins de son semi-remorque malgré la file de voitures qui s’allongeait devant lui.

Il a embouti de plein fouet huit véhicules, entraînant un violent incendie.

Gilles Marsolais, 54 ans, Michèle Bernier, 48 ans, Sylvain Pouliot, 55 ans, et Robert Tanguay Laplante, 26 ans, ont péri lors de l’impact.

Pas de mains sur le volant

Or, il semble que Grewal n’aurait pas eu les mains sur le volant de son poids lourd dans les secondes précédant le drame, selon des requêtes judiciaires obtenues par Le Journal.

Dans l’attente de son procès, le camionneur demeure en liberté en vertu des conditions énoncées par un juge l’été dernier. 

Il lui est notamment interdit de quitter le Québec sans le consentement de la Couronne et de conduire un poids lourd. Grewal a également dû remettre son passeport aux autorités.


La cause se poursuivra en février.