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Élection fédérale: à l'opposition de décider, riposte Trudeau

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Photo AFP

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Le premier ministre Justin Trudeau argue que l'odieux de déclencher des élections reviendra aux partis d'opposition, en décidant d'appuyer ou non la motion conservatrice pour la création d'un comité spécial visant à faire la lumière sur l'affaire WE Charity.

• À lire aussi: Erin O’Toole défend l’idée d’un comité anticorruption

«Les conservateurs ont choisi de mettre de l’avant une motion qui établit clairement qu’ils n’ont plus confiance dans ce gouvernement. Alors les partis d’opposition auront un choix à faire», a lancé M. Trudeau en point de presse, mardi, au sujet d’un vote qui doit avoir lieu mercredi.

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Les libéraux ont attaché un vote de confiance à la motion conservatrice qui était débattue en Chambre mardi, mettant ainsi au défi les partis d’opposition de faire tomber leur gouvernement minoritaire.

«Est-ce qu’ils vont continuer de faire fonctionner ce Parlement minoritaire ou est-ce qu’ils ont perdu confiance dans ce gouvernement? C’est leur choix» a ajouté M. Trudeau.

Le Bloc québécois a déjà dit qu’il se rangerait derrière la motion conservatrice, mais le Nouveau Parti démocratique fait durer le suspense.

Le chef néo-démocrate a évité de dire comment ses troupes allaient voter, mercredi, se contentant d’accuser les libéraux de chercher un prétexte pour aller en élections.

«On est tellement près de parvenir à une solution [sur le comité], donc ce qui est clair, selon moi, c’est que le premier ministre ne veut pas arriver à une solution. Il veut seulement trouver une excuse pour plonger le pays dans une élection», a-t-il martelé.

Les conservateurs ont d’ailleurs apporté des modifications à leur proposition de comité anticorruption, prenant le soin de préciser que leur initiative ne vise aucunement le déclenchement d’un scrutin fédéral.

«La mise sur pied d’un comité spécial sur des allégations de mauvaise gestion de fonds publics par le gouvernement durant la pandémie de COVID-19 ne devrait pas constituer des motifs légitimes pour déclencher des élections générales», a dit le chef conservateur Erin O’Toole.

Il a indiqué du même souffle que son parti était prêt à laisser tomber l’appellation de «comité anticorruption et qu’il avait discuté avec le NPD de cette question.

Les néo-démocrates pourraient toutefois préférer la formule alternative mise de l’avant par les libéraux, soit celle d’un comité chargé de passer en revue les dépenses du gouvernement durant la crise de la COVID-19. Cela pourrait inclure un examen du programme de Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, qui se trouve au cœur de l’affaire WE Charity.

Pour le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, la proposition libérale n’annule pas la nécessité d’avoir un comité spécial tel que proposé par les conservateurs.

«L’un n’exclut évidemment pas l’autre [...] Aller fouiller dans la teneur spécifique de comment ça s’est passé pour WE Charity alors que le gouvernement ne veut tellement pas aller là [...], c’est pertinent», a-t-il soutenu.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Le fédéral injecte 12 millions $ pour des petites entreprises    

Le gouvernement fédéral a annoncé, mardi, l’injection de 12 millions $ supplémentaires pour aider des petites entreprises durement touchées par la crise de la COVID-19.

Cet investissement, qui se fera par le biais du Fonds d’aide à la petite entreprise Soutenons l’achat local, permettra à des entreprises canadiennes de toucher des subventions pouvant atteindre 5000 $. Ces sommes pourront servir à acheter du matériel de protection individuelle, à modifier l'aménagement d'espaces de travail ou à améliorer la capacité d'entrepreneurs à offrir des services de commerce électronique.

«Le soutien annoncé aujourd’hui constitue une autre bouée de sauvetage pour les petites entreprises résilientes à l’échelle du Canada», a déclaré la ministre de la Petite entreprise, Mary Ng, par voie de communiqué.

«Comme nous l’avons dit depuis le début de cette pandémie, nous serons toujours là pour les petites entreprises et pour les millions de travailleurs canadiens qu’elles emploient», a-t-elle ajouté.

Pour se qualifier, les petites entreprises devront démontrer que leur chiffre d’affaires annuel se situe entre 150 000 $ et 3 millions $ et qu’elles emploient un maximum de 75 personnes.

Soutenons l'achat local est une campagne qui a été lancée par la Banque Royale du Canada en collaboration avec des chambres de commerce provinciales et territoriales.

-Agence QMI