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À chacun son tour

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Quelques membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) ont bloqué le pont Jacques-Cartier et le pont de Québec pour alerter l’opinion publique quant à leurs revendications.

Ils espèrent ainsi faire avancer leurs demandes aux tables de négociation.

Rien de surprenant dans cette intensification des moyens de pression du personnel infirmier après la grande générosité démontrée par le gouvernement envers les préposés aux bénéficiaires.

Politique de rémunération

Dans le secteur public, les emplois sont classés hiérarchiquement, selon des critères définis débouchant sur une rémunération proportionnelle à leurs exigences et à leur complexité.

Il était prévisible que la bonification de la rémunération des préposés susciterait la convoitise au sein du personnel occupant des fonctions supérieures.

En voulant régler à la pièce avec un mouvement syndical se présentant en rangs dispersés, le gouvernement nourrit la surenchère dans les demandes de chaque groupe. 

À preuve, la FIQ s’est activée seule malgré l’alliance conclue avec l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

La nouvelle présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, n’est pas au bout de ses peines dans une conjoncture où chaque groupe de travailleurs se croit tout aussi essentiel, sinon plus, que les autres.

Situation tordue avant même d’avoir entendu les hauts cris du monde de l’éducation !

Les vieilles rengaines

L’organisation du travail déficiente est invoquée pour expliquer l’épuisement du personnel en soins infirmiers et pour justifier les revendications.

Le thème est récurrent dans les rondes de négociations depuis au moins deux décennies sans qu’on parvienne à des améliorations sensibles.

Malheureusement, les parties ont plutôt multiplié et bonifié les primes salariales au fil des négociations, rendant ainsi le travail à temps partiel plus attrayant tout en aggravant les pénuries.

Tout un défi en pleine pandémie que d’amener le personnel infirmier à travailler à temps plein sans s’essouffler ! C’est la mission à laquelle sont conviés gouvernement et syndicats !