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Centrale de Carillon: Hydro lance la réfection de la première centrale construite par des ingénieurs francophones

La centrale hydroélectrique de Carillon, inaugurée en 1964.
Photo courtoisie, Hydro-Québec La centrale hydroélectrique de Carillon, inaugurée en 1964.

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Hydro-Québec vient d’autoriser des travaux de 750 M$ pour la réfection de la centrale de Carillon, réputée comme étant la première centrale hydroélectrique de la province à avoir été construite sous la supervision d’ingénieurs francophones.

Sise à Saint-André-d’Argenteuil, dans les Laurentides, la centrale érigée en pleine Révolution tranquille, au début des années 1960, profitera du remplacement complet de six de ses 14 groupes turbines-alternateurs. 

Six ans de travaux

C’est le turbinier autrichien Andritz, celui-là même qui avait fourni les turbines d’origines, qui s’est vu attribuer le contrat récemment. Selon la société d’État, cet investissement d’importance devrait permettre à cette centrale de continuer de produire de l’énergie pour « les 50 prochaines années ». 

Les travaux prévus débuteront au printemps 2021 et devraient se terminer, si tout va bien, en 2027. Ceux-ci prévoient aussi l’ajustement de passages hydrauliques, la mise à niveau de l’appareillage électrique et le remplacement de la toiture. 

Le président d’Hydro-Québec TransÉnergie, Marc Boucher, estime que « plus de 600 000 heures » seront nécessaires pour compléter le tout, de l’ingénierie à l’assemblage des composants. Ce faisant, le chantier permettra de « créer ou maintenir » une centaine d’emplois au Québec, soutient le porte-parole Francis Labbé. 

Importance historique

Avec une puissance installée de 753 MW, cette centrale est la plus puissante de la rivière des Outaouais. Cette centrale revêt une importance toute particulière, étant donné sa fonction de support du réseau montréalais pendant les périodes de pointe du matin et du soir.

Elle revêt aussi une importance historique, puisqu’elle fut la toute première centrale à avoir été construite au Québec sous la supervision d’ingénieurs francophones. Un défi qu’ils auront apparemment su relever avec brio ; la centrale fut mise en service en 1964, en tout respect avec l’échéancier prévu.