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La grande désillusion

Canadiens pratique
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Le courant passait plutôt mal entre Charles Hudon et Claude Julien.

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Charles Hudon a porté l’uniforme du Canadien lors de 125 matchs au total. Il croyait bien s’enraciner à Montréal après une saison recrue de 30 points (10 buts, 20 passes) en 70 rencontres en 2017-2018.

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Pour le CH, la saison 2017-2018 n’avait rien de magique avec un désastreux 28e rang au classement général en raison d’un dossier de 29-40-13 bon pour 71 points. 

Marc Bergevin et Claude Julien ont donc cherché à revamper l’équipe après cette année-là. Hudon n’y a jamais réellement retrouvé sa place, participant à 32 matchs en 2018-2019 et à 15 rencontres la saison dernière. 

« L’année 2018-2019, je ne veux pas trop en parler, a expliqué le choix de 5e tour du Tricolore en 2012. Ça ne sert pratiquement à rien. Durant la dernière saison [2019-2020], j’ai retrouvé le plaisir du hockey. J’étais heureux de jouer à Laval avec Joël. J’ai eu un bon temps de jeu et j’avais la chance de jouer un gros rôle. J’ai aussi changé ma mentalité, je jouais pour avoir du plaisir. Joël Bouchard et Alex Burrows m’ont beaucoup aidé. Ils m’ont redonné le goût de jouer au hockey. Et c’est encore le cas ici à Lausanne. 

« Quand tu te fais respecter, que tu te sens désiré et que tu parles avec tes coachs, c’est plus facile de jouer au hockey. »

Choix imposés

Dans une conversation de près de 20 minutes, Hudon n’a pas prononcé une seule fois le nom de Claude Julien. On sent que le courant passait difficilement entre les deux hommes. 

La semaine dernière, Hudon avait dit à La Presse que le Canadien avait pris trop de décisions pour lui au cours des dernières saisons. Le CH lui avait fortement conseillé d’ajouter 15 livres afin de se présenter au camp d’entraînement à près de 200 livres en 2018.

« La prise de poids m’a peut-être dérangé, a-t-il reconnu. C’est le Canadien qui m’avait demandé d’ajouter des livres. J’aurais probablement eu intérêt à prendre cette décision par moi-même au lieu de suivre la consigne. Mais ça fait partie de la vie. 

« Je ne sais pas trop ce qui est arrivé durant l’été qui a suivi ma saison de 30 points. Il n’y a pas beaucoup de recrues qui ont connu des saisons de 30 points à Montréal. Je ne sais pas trop comment expliquer ma chute [de points] à la saison suivante. Ce n’était pas juste ma décision, il y avait des décisions qui venaient d’en haut. Moi, je faisais juste jouer au hockey. Cette année-là, je n’ai pas eu la chance de jouer [à Montréal]. Mais l’an dernier, j’ai réussi à rebâtir ma confiance à Laval. Je veux poursuivre dans la même direction. »

Rareté

Une saison recrue de 30 points, c’était effectivement rare à Montréal. Avant lui, P.K. Subban (38 points en 2010-2011), Chris Higgins (38 points en 2005-2006) et Michael Ryder (63 points en 2003-2004) avaient été les trois derniers à le faire. Depuis Hudon, Jesperi Kotkaniemi (34 points en 2018-2019) et Nick Suzuki (41 points en 2019-2020) ont franchi la barre des 30 points à leur année recrue.