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Au moins 80 cas et un décès à l’usine d’Olymel en Beauce

Un travailleur meurt quelques heures après avoir reçu un résultat positif à la COVID-19

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Un employé d’Olymel qui travaillait à l’usine d’abattage et de découpe de porcs de Vallée-Jonction, en Beauce, est mort quelques heures après avoir été déclaré positif au coronavirus. Au moins 80 employés de l’usine sont actuellement contaminés dans une éclosion majeure.

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Selon le syndicat, le travailleur de 65 ans était à la maison depuis vendredi dernier parce qu’il souffrait de symptômes liés à la COVID-19. Il a reçu mardi le résultat positif de son test et est mort dans les heures qui ont suivi.

Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes entourant le décès d’un travailleur de l’usine d’Olymel en Beauce, qui venait de recevoir un test positif de la COVID-19.
Photo Stevens Leblanc
Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes entourant le décès d’un travailleur de l’usine d’Olymel en Beauce, qui venait de recevoir un test positif de la COVID-19.

« Au retour du congé de l’Action de grâce, on a commencé à voir des cas et il s’en est rajouté tous les jours jusqu’à vendredi dernier, où on a eu un appel de la Santé publique pour nous dire qu’on avait 38 cas », a dit Martin Maurice, président du Syndicat des travailleurs d’Olymel à Vallée-Jonction.

Par conséquent, un dépistage massif a eu lieu lundi et mardi. Au total, 160 travailleurs ont été testés pour la COVID-19. D’après M. Maurice, environ 80 tests se sont avérés positifs, incluant celui du travailleur qui est mort.

« Les employés sont sous le choc. Ils ont des craintes. Ils attendent de voir ce que l’employeur va faire. On ne se le cache pas, ce sont tous des collègues qui ont travaillé les uns à côté des autres. Il faut qu’il se passe quelque chose », a dit M. Maurice.

Les travailleurs d’Olymel, à l’usine de Vallée-Jonction, sont sous le choc, l'un des leurs ayant succombé à la COVID seulement quelques heures après avoir reçu un résultat de test positif.
Photo Stevens Leblanc
Les travailleurs d’Olymel, à l’usine de Vallée-Jonction, sont sous le choc, l'un des leurs ayant succombé à la COVID seulement quelques heures après avoir reçu un résultat de test positif.

Une mesure sanitaire mise de côté

En avril dernier, Olymel avait été contrainte de fermer pendant deux semaines l’usine de Yamachiche en raison de nombreux cas de COVID-19. Des cas avaient aussi été signalés à Vallée-Jonction.

Plusieurs mesures avaient été mises en place pour prévenir de nouvelles éclosions, comme éviter le croisement des quarts de travail.

Vu la baisse importante du nombre de cas au cours de l’été, cette mesure a ensuite été mise de côté, selon M. Maurice.

« Durant la première vague, les cas étaient concentrés de soir. Maintenant, on assiste à l’opposé. Les personnes infectées sont toutes de jour. La vitesse des chaînes de production est réduite de beaucoup. Les coupes primaires aussi sont réduites. On marche au minimum », a poursuivi le président du syndicat.

Malgré les nombreux cas de COVID-19, la fermeture temporaire de l’usine n’est pas envisagée pour le moment.
Photo Stevens Leblanc
Malgré les nombreux cas de COVID-19, la fermeture temporaire de l’usine n’est pas envisagée pour le moment.

Pas de fermeture envisagée

Dans un communiqué, en soirée, le syndicat a formellement demandé la fermeture de l'usine pour une période « d’au moins deux semaines ».

Cependant, aucune fermeture n’est envisagée à ce moment-ci, a fait savoir Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel.

D’après celui-ci, les autorités de santé publique ont visité l’établissement et ont estimé que « la situation actuelle n’exige pas de procéder à la fermeture de l’usine ».

De plus, « il n’est pas nécessaire d’étendre à d’autres secteurs de l’usine le dépistage intensif », assure M. Vigneault.

Un protocole de mesures sanitaires est appliqué dans tous les établissements et il sera en vigueur jusqu’à la fin de la pandémie, a-t-il souligné.

« Il n’y a pas eu de relâchement. Actuellement, l’important, c’est que ces mesures restent en vigueur », a insisté M. Vigneault, dans une entrevue.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du décès du travailleur.