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Paris FC: Évelyne Viens se fond bien dans son nouveau décor

L’attaquante québécoise Évelyne Viens
Hadrien SOHY / Paris FC L’attaquante québécoise Évelyne Viens

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Après une période d’adaptation inévitable, l’attaquante Évelyne Viens a trouvé ses repères avec le Paris FC, qui évolue en première division française.

«Tout allait très vite à mon arrivée et j’ai eu besoin d’une période d’adaptation, mais je me sens maintenant bien avec l’équipe et sur le terrain, a souligné Viens. Quand je suis arrivée à la mi-août, les filles avaient déjà six semaines de jeu collectif derrière elles. Mon objectif était de jouer et j’ai obtenu du temps de jeu à chaque partie.»

Après avoir marqué son premier but à son 4e match, le 3 octobre, dans un gain de 2-1 face à Montpellier, Viens a poursuivi avec un tour du chapeau la rencontre suivante alors qu’elle obtenait son premier départ en carrière chez les professionnels dans un gain de 5-0 face à Issy . Dans un verdict nul de 1-1 contre Fleury dans un derby tout parisien, samedi dernier, l’ancienne joueuse étoile des Bulls de South Florida a obtenu son deuxième départ avant de céder sa place à la 70e minute.

L’attaquante québécoise Évelyne Viens
Hadrien SOHY / Paris FC

«Malgré mes trois buts du match précédent, je n’ai su que le matin de la rencontre contre Fleury que j’allais être titulaire, a-t-elle raconté. C’est très différent de ce que j’ai connu dans la NWSL où l’alignement partant était connu tôt dans la semaine. L’entraîneuse garde les filles sur le qui-vive.»

Viens n’a pas l’intention de s’asseoir sur ses lauriers malgré ses récents succès. «Je sais que la compétition est très forte derrière et il y a des filles talentueuses qui veulent jouer, a souligné celle qui a marqué 73 buts en 77 parties au cours de son passage de quatre ans dans la NCAA. Je dois continuer de performer.»

«J’avais hâte de marquer mon premier but, mais je pensais plus ou moins avoir un impact aussi rapidement, de poursuivre l’ancienne des Élans de Garneau. Ce premier but m’a enlevé de la pression sur les épaules. J’ai réalisé que je pouvais marquer des buts aussi dans les rangs professionnels. Comme joueuse internationale, tu veux prouver ta valeur. Tu dois trouver un équilibre entre vouloir trop en faire et pas assez.»

Viens estime que le niveau de jeu est très relevé. «C’est différent de la NWSL, mais c’est l’une des meilleures ligues au monde, a-t-elle affirmé. Lyon est la meilleure équipe au monde. Elles ont remporté le titre de la Ligue des Champions au cours des cinq dernières années. Lyon et Paris Saint-Germain sont sans aucun doute les deux meilleures équipes et il y a une bataille à chaque partie pour les autres équipes.»

«Le jeu est plus technique et tactique ici que physique aux États-Unis, d’ajouter Viens, qui a été prêtée par le Sky Blue FC du New Jersey. J’ai compris assez vite les différents aspects que je ne travaillais pas aux États-Unis. Je vais devenir une joueuse plus complète. Tu ne dois pas faire de déchets techniques.»

Avec une fiche de deux victoires, deux verdicts nuls et deux défaites, le Paris FC occupe le 5e rang dans une triple égalité.

Couvre-feu

Malgré le couvre-feu à Paris, Viens a l’occasion de découvrir la Ville Lumière. «Ce retour dans un environnement francophone me fait du bien, a-t-elle reconnu. Pendant mes journées de congé, je peux visiter. C’est très joli Paris. Il y a maintenant un couvre-feu de 21h à 6h et tu dois porter un masque dans la rue. C’est très strict. Tu as besoin d’une attestation si jamais tu es arrêtée dans la rue. Je respecte le couvre-feu.»

Entraîneuse renommée

Viens est dirigée par Sandrine Soubeyrand. À la retraite depuis 2014, cette dernière compte 198 sélections en équipe de France, un sommet tant pour les femmes que les hommes chez nos cousins. Soubeyrand faisait partie de l’équipe de France qui s’est inclinée 1-0 face au Canada aux Jeux olympiques de 2012 dans le match pour la médaille de bronze.

«C’est une coéquipière qui m’a dit ça, mais je n’ai pas eu le courage de lui en parler. Je vois des similarités avec Fabien Cottin que j’ai eu comme entraîneur à Québec. Ma présence en France est bonne pour mon développement.»

Le 31 octobre, le Paris FC croisera le fer avec la formation de Reims, qui compte dans ses rangs la défenseure québécoise Easther Mayi-Kith. Les deux ont évolué ensemble à Garneau et avec le Dynamo de Québec dans le passé. Tout comme Viens, Mayi-Kith a évolué dans la NCAA avant de s’amener en France.