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Une autre conséquence de la fermeture de Gentilly 2

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La fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, à Bécancour, génère encore des impacts huit ans plus tard. 

La perte de production liée à cette fermeture, soit 650 MW, jumelée à l’arrêt de deux centrales thermiques, force Hydro-Québec à construire une nouvelle ligne de transport à 735 kV de 262 km entre la Côte-Nord et le Saguenay. Le projet s’élève à près de 700 millions $.

L'objectif est d'acheminer plus de puissance vers le sud du Québec à partir de Churchill Falls et des complexes Manic et Outardes.

Hydro-Québec insiste pour dire que la fermeture de Gentilly-2 est un élément de l'équation et qu’elle n'a pas justifié à elle seule d'aller de l'avant avec cet important raccordement.

«La fermeture de la centrale Gentilly-2 contribue en effet à ce besoin qu'on a de nouveaux chemins parce que G-2 , évidemment, produisait de l'électricité près des grands centres de consommation», indique Maxence Huard-Lefebvre, porte-parole d'Hydro-Québec.

Un ex-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Coeur-du-Québec qui avait milité pour garder la centrale en opération constate que les mises en garde quant aux conséquences de cette fermeture étaient justifiées.

«On a tout fermé ça pour des raisons écologiques et politiques, et là on est en train de déforester de grandes territoires parce que l'énergie hydroélectrique, elle, est propre, oui , mais pour la transporter il faut faire des corridors de circulation dans les forêts, de belles forêts du Nord», déplore Jean-Guy Doucet.

C’est en 2012 que le gouvernement du Québec décidait de ne pas aller de l’avant avec la réfection de la centrale de Gentilly-2 arrivée en fin de vie et de procéder à sa fermeture de façon définitive.