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Denis Bouchard affronte la pandémie

Denis Bouchard
Photo courtoisie, Théâtre Granada Denis Bouchard présente une version de Bang! dans les salles de spectacles situées en zone orange.

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En tournée depuis le 25 septembre, avec sa pièce Bang!, Denis Bouchard se sent totalement en sécurité dans les salles de spectacles qu’il visite en zone orange.

«Je me produis dans un environnement qui est aseptisé comme une salle d’urgence. C’est beaucoup moins dangereux que d’aller dans un commerce à grande surface», a-t-il laissé tomber.

Denis Bouchard vient d’avoir 67 ans. Il est conscient qu’il fait partie d’une tranche d’âge qui est plus à risque. 

«Je suis en santé. J’ai un passé de fumeur et si je la pogne et que ça affecte les poumons, je vais passer au cash. Je suis peut-être naïf, mais le bonheur que je crée, en ce moment, est plus grand que le malheur que je pourrais en retirer», a-t-il mentionné, lors d’un entretien téléphonique.

L’auteur, acteur et metteur en scène précise qu’il ne fréquente pas les bars et les restos. À 21 h 30, après la représentation, il est de retour à l’hôtel ou dans sa voiture pour revenir à la maison.

La tournée de son spectacle Le dernier sacrement, qui devait avoir lieu en avril, mai et juin, a été reportée. Tout comme les projets d’adaptation en anglais et pour la France pour cette pièce.

Le collectif Là - Maintenant, qui regroupe des professionnels des arts de la scène et de l’industrie du spectacle du Québec, a contacté le comédien pour lui proposer de faire une lecture d’une pièce.

«J’ai commencé à regarder ça, et des amis m’ont fait remarquer que Bang!, que j’ai créé en 2005, était prémonitoire de ce que l’on vit en ce moment», a-t-il fait remarquer.

Comme un athlète

Bang! est un solo, où Denis Bouchard joue tous les personnages et qui raconte l’histoire d’un homme qui se réveille sur son divan avec du sang sur sa chemise et qui tente de comprendre ce qui lui est arrivé.

«C’est un gars hypocondriaque, un peu paresseux et riche, qui ne sort jamais de chez lui et qui communique avec tout le monde par Skype. J’avais juste à ajouter les mots COVID et confinement à une couple de places et tout était pour fonctionner», a-t-il dit, avouant, sur un ton plus sérieux, que l’adaptation a été un peu plus complexe à réaliser.

La présence sur les planches de Denis Bouchard n’est pas liée à un besoin d’argent.

«La pièce Le dernier sacrement, qui va reprendre en 2021, me demande un effort physique important et je ne pouvais pas ne pas faire de scène durant six mois ou un an. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de Jeux olympiques qu’un athlète arrête de s’entraîner. Un acteur, il faut que ça acte», a-t-il fait savoir.