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Pandémie: l’itinérance et la réalité de la rue scrutée par «J.E»

Pandémie: l’itinérance et la réalité de la rue scrutée par «J.E»
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA / J.E

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La pandémie de COVID-19 a manifestement eu une incidence sur une autre crise, celle de l’itinérance sur laquelle l’équipe de «J.E» s’interroge cette semaine.  

Avec ses collègues de TVA, le journaliste Yves Poirier a voulu en savoir plus sur le phénomène et les visages derrière ces sans-abris qui ont créé des campings improvisés comme celui sur la rue Notre-Dame, dans le quartier Hochelaga. 

«On a voulu savoir si le phénomène est plus répandu», a-t-il confié en entrevue la veille de la diffusion du reportage, prévue jeudi. De son aveu, «la réalité est encore plus choquante». 

Pandémie: l’itinérance et la réalité de la rue scrutée par «J.E»
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA / J.E

Il a souligné que la situation «étonnante et troublante» s’apparente à une «crise humanitaire». Les itinérants qu’il a rencontrés au cours des dernières semaines lui ont expliqué qu’ils n’avaient jamais vu pareille crise à Montréal. 

D’ailleurs, selon les chiffres de la Ville de Montréal, le nombre de personnes itinérantes à Montréal a doublé depuis le début de la pandémie de COVID-19, passant de 3000 à 6000 itinérants dans les rues de Montréal. 

Au fil des semaines, Yves Poirier a rencontré de jeunes pères de famille, «des gars qui ont des enfants, qui veulent cacher [cette réalité] justement à des enfants qui sont à peine âgés de trois ou cinq ans. On n’a pas affaire à des tout croches», a-t-il ajouté, à propos de ces gens frappés par la précarité. 

«Plusieurs réclament du logement social. Ils veulent une place à eux», a-t-il ajouté. 

Pandémie: l’itinérance et la réalité de la rue scrutée par «J.E»
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA / J.E

S’il y a des endroits vus et sus de tous, il y en a d’autres qui sont moins visibles du public, «que les citoyens ne voient pas, tant de jour que la nuit», a-t-il dit. 

L’équipe de TVA s’est rendue dans certains immeubles carrément désaffectés, que le journaliste n’hésite pas à qualifier de taudis, pleins de moisissure. Il a aussi constaté que les itinérants ont aussi pris d’assaut certains immeubles commerciaux délaissés depuis le début de la pandémie par des travailleurs qui ont adopté le télétravail, et qui sont devenus leurs lieux de résidence temporaire. 

Le reportage aborde aussi un volet sur l’impact de restrictions, comme la fermeture des frontières, et sur la toxicomanie. 

  • L’émission «J.E» sera diffusée ce jeudi, à 21 h, à TVA.