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Une nomination insultante pour les Québécois

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L’ex-ministre de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie sous Jacques Parizeau, Daniel Paillé, est insulté de voir une Torontoise qui ne parle pas français prendre la tête de la Banque Laurentienne.

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« Je trouve ça insultant pour les autres candidates et candidats. L’ancien président avait une rémunération de 3 millions de dollars par année. Je présume qu’il devait y avoir au Québec ou au Canada un francophone avec les compétences », a déploré en entrevue au Journal Daniel Paillé.

Mercredi, Le Journal soulignait que Rania Llewellyn, 44 ans, qui deviendra la numéro 1 de l’institution financière fin octobre, ne parle pas français.

Après 26 ans à la Banque Scotia, la nouvelle PDG de la Banque Laurentienne a pu se hisser au plus haut rang de la troisième plus importante institution financière privée au Québec sans maîtriser la langue de Molière.

Langue de travail

D’après Daniel Paillé, Rania Llewellyn en aura plein les bras avec le redressement de l’institution et ne pourra pas se consacrer comme elle l’entend à l’apprentissage du français.

« On parle de la Banque Laurentienne, l’ancienne Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal. C’est le seul employeur bancaire syndiqué au pays. Quelle sera la langue de communication entre la haute direction et ses employés ? » s’est-il demandé.

Selon lui, le Québec a pourtant les compétences. « On a bâti la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), Investissement Québec (IQ), le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale, nommez-les, et subitement on trouve une dirigeante qui ne parle pas français », a-t-il déploré. Hier, le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, n’était pas disponible pour commenter l’affaire.