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Changements apportés par Marc Bergevin: pas d’excuses pour Claude Julien

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Les entraîneurs aiment bien claironner le terme « pas d’excuses » après une mauvaise performance de leur équipe.  

Avec tous les changements apportés par Marc Bergevin, « pas d’excuses » s’appliquera aussi pour l’entraîneur. On a fourni à Claude Julien de nouveaux effectifs, il a contribué aux décisions prises par le directeur général. Il a discuté avec les joueurs convoités lors des négociations.

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Bref, il hérite d’une équipe supérieure à celle qui a subi l’élimination face aux Flyers de Philadelphie, et, surtout, il dirigera une équipe différente. Maintenant qu’on lui a fourni un nouveau coffre à outils, à lui de soutirer le maximum de ce nouveau groupe.

Il devra gérer une équipe avec une nouvelle personnalité, et c’est justement dans une telle situation qu’un entraîneur doit s’affirmer. Depuis son arrivée à Montréal, ça n’a pas été reluisant.

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Julien n’est toutefois pas l’unique responsable des résultats décevants, les membres de la haute direction ont également manqué à leurs engagements.

Mais voilà, Geoff Molson a fourni à Marc Bergevin ce dont il avait besoin pour relancer la concession. Il est passé aux actes.

Du muscle

Bergevin remet maintenant cette équipe entre les mains de Julien, il faudra des résultats. L’entraîneur le sait. 

« Nous avons toujours pensé à une participation aux séries éliminatoires. Il y a deux ans, on a connu une bonne année, mais on a raté le rendez-vous par peu. Cette année, nous avons une opportunité de songer aux séries éliminatoires... »

Et d’aller encore plus loin.

Cette équipe, comme on l’a précisé à quelques occasions, a non seulement ajouté plus de joueurs au gabarit répondant à la tendance actuelle, mais Bergevin s’est assuré que son organisation mise également sur plus de profondeur à chacune des positions.

L’entraîneur a tous les éléments en mains : un des deux meilleurs gardiens de l’Association de l’Est, Carey Price, cette fois-ci bien secondé par le vétéran Jake Allen ; une brigade défensive plus imposante ; une attaque diversifiée.

Et si on fait une rapide mise à jour des équipes de la division Atlantique, Tampa Bay ne pourra s’améliorer, c’est clair. Toronto n’a pas touché à son attaque (Thornton, Simmonds, Spezza ???), se concentrant sur la brigade défensive (T.J. Brodie et Zach Bogosian), sauf que les Maple Leafs demeurent toujours une équipe énigmatique dans leur territoire. La Floride n’a fait aucun progrès. Buffalo a fait l’acquisition de Taylor Hall, par conséquent, on doit y voir une amélioration. Boston a acquis Craig Smith de Nashville, un ajout intéressant, mais les Bruins, avec le départ de Torey Krug, n’ont plus autant de profondeur à la ligne bleue. Detroit est en reconstruction, mais attention à Ottawa.

Voilà une équipe qui a peut-être gagné quelques places au classement de la division.

Quatre bons trios

Par conséquent, jamais Julien n’aura eu autant d’options. Il pourra composer avec quatre bonnes lignes d’attaque et j’aime bien qu’on n’identifie pas le rang des trios. Chaque ligne d’attaque a des responsabilités, autant en attaque que sur le plan défensif. Chaque ligne doit produire et chez le Canadien, plus que jamais, on ne parle pas d’un top 6, mais bien d’un top 9. Et l’autre trio, comme le veulent la parité et le concept adopté par toutes les équipes, devra déployer de l’énergie.

On a fourni à Julien ce qu’il convoitait... maintenant il ne peut pas rater son coup.