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Pour la stabilité... en attendant

Malgré la déception, Alain Nasreddine a repris son poste d’adjoint avec les Devils

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Photo d’archives Entraîneur-chef par intérim la saison dernière, Alain Nasreddine a connu du succès à la barre des Devils du New Jersey.

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Alain Nasreddine était persuadé d’avoir prouvé sa valeur en menant les Devils, à titre d’entraîneur-chef par intérim, à un dossier de 19-16-8 avant que la pandémie ne mette un terme prématuré à la saison.

Même si Tom Fitzgerald, son directeur général, lui avait signifié que l’expérience constituait un critère primordial dans sa recherche du successeur de John Hynes, le Québécois de 45 ans croyait en ses chances d’obtenir le poste. 

« Plus le processus avançait, plus j’y croyais. À la fin, nous n’étions que trois candidats. Alors, je me disais que ce que j’avais réussi à accomplir allait peut-être faire une différence », a-t-il raconté au cours d’un entretien de près de 20 minutes avec Le Journal.

Sans surprise, l’ancien défenseur a vécu une amère déception lorsque son patron lui a annoncé, le 9 juillet, qu’il préférait faire confiance à Lindy Ruff.

À l’époque, Nasreddine, toujours d’une grande disponibilité, avait poliment décliné une demande d’entrevue à l’auteur de ces lignes. Preuve que le moral était plutôt à plat.

Au moins Fitzgerald n’avait pas menti. En embauchant Ruff, il donnait les rênes de sa formation à un pilote ayant occupé un poste d’entraîneur-chef ou d’adjoint sans interruption depuis la saison 1993-1994.

De plus, le directeur général des Devils a eu la délicatesse de fortement recommander Nasreddine à son nouvel homme de confiance. Une recommandation que l’ancien entraîneur-chef des Sabres et des Stars a prise en considération. 

Le même objectif en tête

La décision de revenir au poste d’adjoint chez les Devils revenait donc à Nasreddine lui-même. Après avoir « laissé retomber la poussière pendant deux ou trois semaines et pris du recul », il a accepté. Parce qu’il croit en la philosophie de l’organisation, mais surtout pour offrir une stabilité à sa famille.

« Déménager n’aurait pas été une grosse affaire pour ma femme et moi. Faire les valises et partir, on l’a fait souvent », a raconté Nasreddine, qui a traîné son baluchon dans 13 villes différentes lors de ses 15 saisons chez les professionnels.

L’ancien défenseur et son épouse ont davantage pensé à leurs trois enfants.

« Ici [à Mountainside], les enfants sont dans un bon système scolaire. Ils jouent également au hockey. On ne savait pas si la prochaine destination nous offrirait la même qualité », a-t-il ajouté.

Cela dit, l’objectif de Nasreddine demeure le même : il souhaite obtenir un poste d’entraîneur-chef dans la LNH. Il continuera de travailler en ce sens. D’ailleurs, l’arrivée de Ruff derrière le banc des Devils pourrait avoir un impact positif sur sa carrière.

« Je ne serai peut-être pas entraîneur-chef cette année, mais ce n’est que partie remise. Alors, aussi bien en profiter pour apprendre, a lancé Nasreddine. J’ai appris beaucoup de John (Hynes), j’ai appris sur le tas quand on m’a donné le poste d’entraîneur-chef par intérim et là, je pourrai apprendre d’un entraîneur d’expérience comme Lindy Ruff. »

Recchi, son ancien coéquipier

Vendredi, les Devils ont annoncé avoir complété leur équipe d’entraîneurs. À Ruff, Nasreddine et Mark Recchi, embauchés en septembre moins d’un mois après avoir été congédiés par les Penguins, se sont ajoutés Chris Taylor (il a déjà joué sous les ordres de Ruff à Buffalo) et Dave Rogalski (entraîneur des gardiens).

C’est donc une dynamique totalement différente qui primera derrière le banc des Devils lorsque les activités du circuit Bettman finiront par reprendre. Mais en Recchi, Nasreddine retrouvera un ancien coéquipier. Les deux ont partagé le vestiaire du Canadien (1998-1999) et celui des Penguins (de 2005-2006 à 2007-2008).

« Je ne suis jamais resté très longtemps dans la LNH (8 matchs à Montréal, 56 à Pittsburgh), alors jouer avec Recchi, c’était très spécial pour moi. Lui, il a joué plus de 1600 matchs (1652), alors, ça ne doit pas avoir eu le même effet », a-t-il lancé, le sourire dans la voix.