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«On est comme une famille»: la recette du succès d’une école tissée serrée

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À l’école secondaire anglophone Dollard-des-Ormeaux, à Shannon, en banlieue de Québec, il n’y a pas de programmes particuliers ni de sport d’élite ou de production artistique à grand déploiement. Son succès repose plutôt sur une équipe dévouée qui ouvre grande la porte à ses élèves, malgré leurs nombreux défis.

«On en prend soin», résume la directrice, Julie Carpentier.  

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Dans cette petite école qui accueille environ 150 élèves au secondaire, 38 % d’entre eux sont en difficulté. La majorité provient de familles de militaires, puisque l’établissement est situé à quelques mètres de la base de Valcartier.  

Malgré les défis, l’établissement se classe en quatrième position d’un palmarès du Journal qui permet de comparer la performance des écoles qui accueillent une forte proportion d’élèves à besoins particuliers. 

On dîne avec le prof

Après avoir fait leur primaire dans la même école, environ la moitié des élèves partent pour d’autres écoles de la région.

«Mais les élèves qui restent ici, ils restent pour le sentiment d’attachement», affirme Nicolas Keats, qui est à la fois enseignant et directeur adjoint dans cette école que tout le monde surnomme «DDO». 

À l’école secondaire Dollard-des-Ormeaux de Shannon, en banlieue de Québec, on mise sur la proximité avec les jeunes pour assurer leur réussite.
Photo Stevens LeBlanc
À l’école secondaire Dollard-des-Ormeaux de Shannon, en banlieue de Québec, on mise sur la proximité avec les jeunes pour assurer leur réussite.

Ici, même avant la pandémie, les élèves avaient l’habitude de dîner en classe avec leur prof. «Tous les profs ouvrent leur classe le midi, les élèves peuvent y aller s’ils le veulent. On est vraiment comme une famille», lance M. Keats. 

L’an dernier, l’enseignante Judith Vézina a même amené un jeu de baby-foot dans sa classe, pour divertir ses élèves pendant l’heure du midi. 

Les enseignants travaillent aussi en communauté d’apprentissage professionnelle (CAP), ce qui permet de se réunir en équipe pour discuter des besoins de chaque élève. 

Grâce à un budget décentralisé depuis plusieurs années, Mme Carpentier a la marge de manœuvre pour faire des embauches ciblées. 

C’est ce qui lui permettra de recruter un éducateur spécialisé cette année pour un groupe plus difficile, explique-t-elle. 

«On ne veut pas attendre que ça aille mal», lance-t-elle. 

Cette école, comme l’ensemble du réseau anglophone, mise par ailleurs sur l’intégration des élèves en difficulté.

«Tous les élèves, peu importe leurs difficultés, sont intégrés dans les classes régulières. Certains ont l’aide d’un éducateur spécialisé, qui vient aussi en aide à d’autres élèves, ce qui évite de stigmatiser un élève», explique Mme Carpentier.