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Vingt minutes de trop

L’Impact joue bien pendant près de 70 minutes, mais s’incline 3 à 1

SOCCER-USA/
Photo USA TODAY Sports Romell Quioto a travaillé sans relâche, samedi. Il a été l’unique buteur de l’Impact en fin de match.

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Malgré des blessures et un cas de COVID-19 dans l’équipe, le New York City FC a inscrit trois buts en 18 minutes pour vaincre l’Impact 3 à 1 samedi soir.

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Les deux équipes étaient au coude à coude et l’Impact avait même très bien amorcé la seconde demie avant de voir Jesus Medina ouvrir la marque à la 68e minute.

Maxi Moralez a inscrit le second des siens en se retrouvant fin seul dans la surface à la 83e et trois minutes plus tard, Tony Rocha ajoutait l’insulte à l’injure.

Romell Quioto a évité l’humiliation d’un jeu blanc avec son septième but de la saison à la 89e.

Chances ratées

Le Bleu-blanc-noir a mieux joué que New York pendant près de 70 minutes et a raté une belle occasion de progresser au classement et continue de stagner au neuvième rang de l’Association Est avec seulement trois matchs à jouer d’ici la fin de la saison.

Avec une victoire contre Orlando, Miami (21 points) s’est approché à seulement deux points des Montréalais tout comme Chicago qui a fait match nul contre les Red Bulls de New York.

L’Impact a eu ses chances dans un début de deuxième demie électrisant, mais n’a pas été en mesure de trouver le fond du filet.

Auteur de son premier but dans la MLS plus tôt cette saison, Samuel Piette s’est amené à deux contre un avec Romell Quioto. Le Québécois n’a pas su se faire confiance et a refilé la balle au Hondurien qui a raté son tir.

Jeu serré

L’Impact a mis une bonne quinzaine de minutes à s’ajuster au jeu rapide et serré du petit terrain du Yankee Stadium et a par la suite lutté d’égal à égal avec son adversaire.

Il faut dire que sur un si petit terrain, le temps de décision est nécessairement réduit, ce qui oblige les joueurs à accélérer leur prise de décision.

On a donc assisté à une première demie où les deux équipes ont pratiquement échangé coup pour coup en se créant chacune quelques occasions intéressantes.

Mais on a constaté un certain déséquilibre entre le couloir gauche et le couloir droit de l’Impact. À gauche, Jorge Corrales s’est souvent fait doubler pendant que Zachary Brault-Guillard était solide sur le plan défensif à droite en plus de lancer des attaques. 

3
1
New York
Gardien:
Sean Johnson.
Défenseurs:
Alexander Callens, Anton Tinnerholm, Gudmundur Thorarinsson, Sebastien Ibeagha.
Milieu:
Alexander Ring, Gary Mackay-Steven (remplacé par Tony Rocha à la 78e minute), Jesus Medina, Keaton Parks (remplacé par Nicolas Acevedo à la 90e+3 minute), Ronald Matarrita (remplacé par Nicolas Acevedo à la 90e+4 minute).
Attaquant:
Maximiliano Moralez.
Montréal
Gardien:
James Pantemis.
Défenseurs:
Joel Waterman, Jorge Corrales, Luis Binks, ­Rudy Camacho (remplacé par Maximiliano Urruti à la 73e minute), Zachary Brault-Guillard.
Milieu:
Amar Sejdic (remplacé par Mason Toye à la 80e minute), Samuel Piette, Victor Wanyama.
Attaquant:
Bojan (remplacé par Ballou Tabla à la 73e minute), Romell Quioto.
But
NY City : Medina (68e), Moralez (83e), Rocha (86e) Montréal : Quioto (89e)
Cartons
NY City : Tinnerholm (68e), Matarrita (89e) Montréal : aucun
 
TIRS
ARRÊTS
NYC
11
4
MTL
5
8
 
FAUTES
HORS-JEUX
NYC
15
10
MTL
8
6
 
COINS
NYC
10
MTL
9

Bulletin 

8 / 10 | ROMELL QUIOTO 

  • Il travaille fort pour jouer sur la profondeur et prendre la défense adverse en défaut. Ses efforts sont récompensés en fin de match puisqu’il n’abandonne jamais.  

7,5 / 10 | AMAR SEJDIC 

  • Il perd peu de ballons et il offre une bonne distribution à ses coéquipiers avec des passes précises souvent dans de très petits espaces.  

7,5 / 10 | ZACHARY BRAULT-GUILLARD 

  • Il gère bien son couloir sur le plan défensif en plus de beaucoup se projeter vers l’avant pour appuyer l’attaque. (photo)  

7 / 10 | JOEL WATERMAN 

  • Joue sans fioriture, mais est très efficace dans sa couverture défensive. Il ne lâche jamais le morceau. Se fait doubler facilement sur le but de Medina.  

7 / 10 | SAMUEL PIETTE 

  • Est de plusieurs situations offensives sans négliger le travail défensif. Mais il doit se faire confiance et tirer. Il avait un but au bout du pied et a donné la balle à Quioto qui a raté.  

6,5 / 10 | JAMES PANTEMIS 

  • Rentre dans son match très tôt avec un gros arrêt. Par la suite, il affiche une belle confiance et de la justesse dans son jeu, mais il s’est mal positionné sur le but de Medina.  

6,5 / 10 | LUIS BINKS 

  • Il n’avait pas joué depuis près de deux semaines et il a paru légèrement rouillé.  

6,5 / 10 | VICTOR WANYAMA 

  • Son boulot défensif est irréprochable la plupart du temps, mais offensivement, il doit contribuer un peu plus.  

6 / 10 | BOJAN 

  • Il n’a pas été en mesure de peser sur le match autant qu’il l’aurait voulu.  

6 / 10 | MAXI URRUTI 

  • Énergique dans son entrée, mais ne pèse pas bien lourd sur le match.  

5,5 / 10 | RUDY CAMACHO 

  • Il n’hésite pas à se sacrifier pour l’équipe et pour bloquer des balles, bon travail défensif dans un contexte difficile. Rate un dégagement qui mène au but de Medina.  

5,5 / 10 | JORGE CORRALES 

  • Il se fait doubler beaucoup trop souvent sur un petit terrain où le retard sur l’adversaire ne pardonne pas.   

Henry prend tout le blâme 

Loin de s’en prendre à ses joueurs qui ont cassé dans les vingt dernières minutes, Thierry Henry a choisi de porter le blâme pour cette défaite dont le pointage n’indique pas l’allure réelle de la rencontre.

« Je prends la faute sur moi. Peut-être qu’on aurait dû rester et s’entraîner plutôt que de rentrer à Montréal. Sur le plan physique, les gars étaient bien, mais mentalement, je ne sais pas. »

Appelé à expliquer pourquoi il voulait prendre le blâme, Henry a résumé son point de vue simplement.

« Les joueurs que je fais rentrer et les choix tactiques, il y a plein de choses qui entrent en compte. C’est moi le capitaine du bateau. »

Erreurs

Cela dit, Henry a reconnu que les buts new-yorkais, particulièrement le premier marqué par Jesus Medina, résultaient d’erreurs évitables.

« L’erreur sur le premier but n’a rien à voir avec la taille du terrain. Le ballon doit être dégagé, c’est une erreur individuelle et je ne dis pas ça pour accabler le joueur.

« C’est une erreur qui a changé le rythme du match et qui leur a donné confiance. »

On ne peut le contredire puisque New York a marqué deux autres buts en moins de vingt minutes pour fermer les livres.

Protéger le but

Quant à Amar Sejdic, il estime que l’équipe a un peu laissé tomber James Pantemis.

« Je crois qu’on aurait pu faire un meilleur boulot afin de protéger notre but. »

Joel Waterman a déploré le fait que l’équipe s’est pratiquement battue elle-même en facilitant la vie des New-yorkais.

« On a bien amorcé la seconde demie, surtout dans le premier quart d’heure, mais on est revenu à notre vilaine habitude d’accorder des buts faciles.

« On a essayé de revenir au pointage, mais on n’a pas été capables de leur mener la vie dure comme eux l’ont fait. »

Rebondir

L’Impact aura peu de temps pour panser ses blessures puisqu’il affrontera Nashville dès mardi soir.

« Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive, il faut répondre. On a un match mardi contre une équipe qui n’est pas facile à manœuvrer et qui est agressive. »

« On a peut-être la tête basse en ce moment, mais il faut la relever rapidement parce que c’est une course pour les séries », a ajouté Amar Sejdic.

Par ailleurs, si on lit entre les lignes, Ballou Tabla ne semble pas être dans les bonnes grâces de Thierry Henry, qui l’avait harangué au dernier match et qui l’a retiré samedi soir après seulement 17 minutes jouées comme substitut.

« La sortie de Ballou n’est pas une rechute », a-t-il affirmé sèchement au sujet du milieu qui revient d’une blessure.