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Le chef de l’OMS met en garde contre le «nationalisme vaccinal»

Le chef de l’OMS met en garde contre le «nationalisme vaccinal»
AFP

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BERLIN | Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé, dimanche, à la solidarité mondiale dans la distribution de tout futur vaccin contre le coronavirus, sur fond d’explosion du nombre de cas à travers la planète. 

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Dans un discours vidéo à l’ouverture d’un Sommet mondial de la santé de trois jours à Berlin, Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que le seul moyen de surmonter la pandémie était de le faire ensemble et de s’assurer que les pays plus pauvres aient un accès équitable à un vaccin.

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«Il est naturel que les pays veuillent d’abord protéger leurs citoyens, mais si et quand nous disposerons d’un vaccin efficace, nous devrons également l’utiliser efficacement. Et la meilleure façon d’y parvenir est de vacciner certaines personnes dans tous les pays plutôt que toutes les personnes en certains pays», a-t-il dit.

«Permettez-moi d’être clair: le nationalisme vaccinal prolongera la pandémie, ne la raccourcira pas», a-t-il ajouté.

Des scientifiques du monde entier travaillent à mettre au point un vaccin contre la COVID-19, qui a tué plus de 1,1 million de personnes. Des dizaines de vaccins sont actuellement testés dans des essais cliniques, dont dix sont au stade le plus avancé de phase 3, impliquant des dizaines de milliers de volontaires.

L’Union européenne (UE), les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon et un grand nombre d’autres pays ont déjà passé d’importantes commandes aux entreprises qui créent les vaccins les plus prometteurs.

Mais les inquiétudes grandissent quant au fait que les pays les moins riches pourraient être négligés.

L’OMS a lancé un programme international, baptisé Covax, pour aider à assurer un accès équitable aux futurs vaccins, mais elle a eu du mal à réunir les fonds nécessaires.