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Les chefs: pas sortis de l’auberge!

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Il faut vivre en dehors d’une zone rouge pour voir arriver ces hordes de gens en manque d’expérience culinaire.

Ça va d’un bon petit café ou un brunch à une pizza au resto italien jusqu’à un souper entre amis ou en amoureux.

La restauration n’est pas un service essentiel. 

Il n’empêche qu’elle remplit un office important dans nos sociétés modernes. On a beau écouter toutes les émissions de cuisine et s’acheter tous les livres de recettes, on aime bien manger et être servi au restaurant.

En zone rouge, on se rabat sur les établissements qui offrent un service de plats à emporter.

Mais les restaurateurs en arrachent. 

La première vague a déjà drainé des restaurateurs vers le fond.

D’autres ont réussi à garder la tête hors de l’eau et ont refait surface grâce à l’accalmie de cet été. Cette seconde vague qui sévit en ce moment pourrait leur être fatale. 

Victimes collatérales  

On oublie trop souvent à quel point ce métier est exigeant. Les journées commencent bien avant l’ouverture et se terminent tard après la fermeture. On sue sang et eau pour maintenir la qualité et le service, car la compétition est féroce. On doit travailler avec les fournisseurs, les producteurs, les employés, et ce, en étant toujours à la merci du moindre imprévu. Les frais fixes grimpent et les factures s’accumulent, sans compter les pertes. 

Les restaurateurs ont tous investi pour répondre aux exigences sanitaires et offrir un environnement sécuritaire. Ils ont des raisons de se sentir lésés.

Un établissement fermé durant des semaines risque de ne jamais rouvrir tant il est difficile et coûteux de remettre la machine en marche.

Le gouvernement ne peut-il pas trouver moyen de leur porter secours ? 

C’est une industrie, un secteur important de l’économie des régions et des travailleurs qui sont en péril.

Le coronavirus fait hélas plusieurs victimes collatérales.