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Notaire suspendu pour des gestes à caractère sexuel

L’homme de Québec s’en est pris à son employée

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Un notaire de Québec a été radié de son ordre professionnel pour une durée de 18 mois pour avoir posé des gestes à caractère sexuel « de façon continuelle et répétée » sur une nouvelle employée malgré les avertissements de cette dernière.

En décembre 2017, le notaire Louis Laliberté avait proposé un emploi à une serveuse de restaurant où il allait régulièrement et qu’il connaissait depuis quelques années. Une rencontre d’embauche avait donc eu lieu avant les Fêtes.  

Le notaire qui indique avoir besoin d’une secrétaire lors de cette rencontre se lance rapidement dans des discussions intimes en disant « qu’il la trouve belle, sexy et attirante ».  

Celui qui a un bureau sur le boulevard Lebourgneuf à Québec « se touche le pénis à travers son pantalon en se frottant », selon le témoignage de la future employée. Bien qu’elle trouve la situation « banale » dans un premier temps, elle se questionne sur son choix d’accepter le poste estimant que l’homme qui pratique depuis 1989 « a les mains longues ». 

Agression

Notamment motivée par le salaire dans un contexte où elle est aux études, la femme se présente à son nouveau travail au retour des Fêtes. Dès cette première journée, il lui parle de « massages tantriques » en lui demandant de venir regarder des vidéos dans son bureau. 

Me Laliberté est à ce moment « nu sur sa chaise », il se touche en disant que c’est « le fun et excitant ». La gradation des attouchements se poursuivra sur plusieurs jours de travail consécutif.  

À une occasion où il met ses mains dans son chandail, la dame qui a dit s’être sentie « comme un morceau de viande » lui a dit « c’est assez » avant de quitter rapidement le bureau. Elle laissera définitivement son emploi environ deux semaines après avoir débuté en lui écrivant un texto.  

« Ton comportement est inacceptable. Jamais je n’aurais pensé qu’un homme avec une réputation comme la tienne pourrait avoir de tels comportements. » La femme « démolie » porte plainte à la Chambre des notaires, contacte le centre de prévention du suicide et est suivie par Viol-secours par la suite.  

« Jeu de séduction »

En défense, le notaire n’a pas nié certains gestes relatés par son ex-employée, mais a parlé d’un « jeu de séduction » et d’une « erreur de séduction ». Selon les commissaires, Me Laliberté a « abusé de son pouvoir » tout en rappelant le « caractère répétitif et en crescendo des gestes ».

Me Laliberté a aussi été reconnu coupable d’actes dérogatoires relativement à une somme de 481 019 $ qu’il a omis de déposer dans un compte en fidéicommis en plus d’avoir « privilégié les intérêts d’une société au détriment d’une autre ». 

Une radiation totale de 18 mois a été imposée au notaire dans une décision du conseil de discipline de la Chambre des notaires rendue le 9 octobre.