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Patty Hajdu: la Chine devrait être «tenue responsable» si elle a menti

Patty Hajdu
Photo d'archives, AFP Patty Hajdu

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La ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, a déclaré que la Chine devait être «tenue responsable» si elle avait caché des informations au monde concernant sa gestion de la pandémie de COVID-19.

C’est une des déclarations qui ressort d’un entretien que la ministre a accordé à l'émission Question Period de CTV dimanche.

Si le nouveau coronavirus a fait son apparition dans la ville de Wuhan, dans la province chinoise d’Hubei, et dans un pays aussi populeux que la Chine, les chiffres officiels partagés par le pays à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) affichent un taux d’infection spectaculairement bas, avec 91 131 cas déclarés positifs depuis janvier, comparativement à plus de 215 000 au Canada.

En avril, le New York Times ainsi que Bloomberg News avaient rapporté que les services américains d’intelligence ont averti l’administration américaine que la Chine avait «caché l’ampleur de l’épidémie de coronavirus».

«Il n’y a aucune indication que les données fournies par la Chine en termes de taux d’infection et de mortalité aient été falsifiées de quelque manière que ce soit», avait alors dit la ministre Hajdu, en réponse aux nouvelles du New York Times et de Bloomberg News.

«La Chine devrait faire un examen sur la manière dont elle s’est comportée pendant la pandémie. L’Organisation mondiale de la santé a déclaré qu’elle allait faire un examen sur la façon dont elle [l’OMS] avait géré la pandémie», et le Canada fera de même, soutient la ministre dans l'entrevue diffusée dimanche.

Patty Hajdu n’a cependant pas laissé entendre qu’elle pensait que la Chine avait caché quoi que ce soit. La ministre n’a pas détaillé non plus la manière dont le pays allait agir si de nouvelles informations incriminantes en lien avec la gestion du virus par la Chine devaient sortir.

La Chine a connu un pic très important d’infections au début de l’année 2020, mais avec des mesures sanitaires extrêmement contraignantes, elle a rapidement pu contrôler la propagation du virus. Elle a aujourd’hui un des taux d’infection les plus bas au monde.