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Des citoyens préoccupés

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Les citoyens rencontrés dans la rue par le Journal, hier, partagent les préoccupations du gouvernement devant les difficultés à contenir l’éclosion des cas de COVID-19 . Mais certains ont l’impression d’être blâmés alors qu’ils se demandent quoi faire de plus alors qu’ils respectent les consignes de la santé publique. 

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Photo Nora T. Lamontagne

J’ai déjà l’impression de m’isoler, je priorise le télétravail... Sans ma colocation, je ne sais pas comment serait ma santé mentale. Et c’est un peu surréel parce que je ne connais personne qui a la COVID en ce moment. 

– Annie Montalvo, 35 ans, ébéniste, Montréal

Photo Nora T. Lamontagne

Au moins les amendes ont fonctionné. Les gens portent le masque quand ils rentrent dans le dépanneur, ce qui n’était pas le cas avant. 

– Yong Wong, 48 ans, copropriétaire d’un dépanneur, Montréal

Photo Nora T. Lamontagne

Tout l’été on a fait des efforts en restauration... mais finalement on est au même stade qu’il y a quelques mois. Je crois que les gens écoutent en général, mais il y en aura toujours qui enfreignent les règles. Il y en a qui sont lassés des règles aujourd’hui, ils ont moins peur qu’au printemps. En même temps, sans restrictions, il n’y aura pas d’amélioration. 

– Lena Bongibault, 26 ans, barista, Montréal 

Photo Agence QMI, Camille Lalancette

« Ce qui fait vraiment augmenter les cas, c’est les rassemblements privés sans les masques. On est dans un rassemblement extérieur, on est tous au courant des mesures, on a du désinfectant à main avec nous, on se tient à deux mètres. Oui il y a un risque, et le risque il n’est pas énorme non plus»

– Jérémie Ekkar-Lambert, Montréal 

Photo Didier Debusschere

«Quand ton message est négatif, les gens le prennent moins bien. [...] Donc les gens qui font des efforts se disent : “moi, ça ne me donne plus rien de faire des efforts.” Le fond du message [du gouvernement], j’y crois. C’est la façon de le présenter. Il faut continuer à faire les efforts qu’on a faits jusqu’à maintenant. S’il y a des gens qui ne font pas les efforts, ils devraient le faire. [...] C’est facile d’être un backbencher puis de dire que [le gouvernement] aurait dû faire si puis il aurait dû faire ça. Je pense que le gouvernement fait vraiment son possible là-dedans. » 

- Michel Tremblay, retraité, 71 ans, de Sainte-Foy 

Photo Didier Debusschere

«Je pense que la plupart du monde fait attention, en tout cas la majorité. [...] À date, ce n’est pas que l’on est toujours super contents de les suivre, mais on suit les lois. [...] Je pense que l’information [qui est donnée au public] dans d’autres provinces et dans d’autres pays est beaucoup plus transparente qu’ici au Québec, malheureusement. La journée qu’ils vont mettre l’information plus transparente, je crois que le monde va encore plus embarquer dans les mesures qu’ils vont demander. » 

- Julien Dufresne, entrepreneur, 49 ans, de Saint-Augustin-de-Desmaures

Photo Didier Debusschere

C’est sûr que je n’en fais pas des soupers entre amis et tout ça [...] Il y en a qui disent qu’on est négligents et qu’on ne met pas nos masques. Moi, c’est drôle, quand je rentre, partout, on est obligés de mettre nos masques. Il n’y a personne pas de masque. Mais quand je vois que ça ne sert à rien [et que] les cas augmentent... ils devraient alléger ça un peu. 

– Éric Gosselin, 50 ans, plombier, Charny 

Photo Didier Debusschere

«J’écoute vraiment ce que la Santé publique dit. Je suis zéro dans le complot. Je pense que c’est important de le dire. On a un ami qui est docteur et il dit que c’est quand même critique dans les hôpitaux et que les gens qui travaillent là se chicanent beaucoup. La tension est élevée. Je crois tout ça et je pense que l’heure est grave. C’est important de le dire et de le répéter. [...] La dernière chose que l’on veut, c’est de fermer les écoles. [...] Moi, je ne m’entraîne plus parce que mon gym est fermé. C’est un sacrifice à faire pour que les écoles et les hôpitaux soient corrects.» - Sabrina Laferrière, mère de trois enfants d’âge scolaire, 37 ans, de Saint-Augustin-de-Desmaures 

« C’est le temps que l’on fasse de quoi. [...] À l’hôpital, le délestage et tout ça, je trouve ça inquiétant. Il faut que le monde agisse, surtout dans les milieux de travail où l’on voit que les cas augmentent. Moi, je fais ce qu’il faut, même à mon travail. Je suis même celle qui reprend un peu les autres. On fait ce qu’il faut parce qu’on veut avoir un Noël et on veut retomber en zone orange.» 

- Caroline Jean, assistante dentaire, 54 ans, de Québec

Photo Didier Debusschere

«Il y a une pandémie, c’est sûr, mais à un moment donné, il va falloir qu’on vive avec. [...] Nous autres, cela fait depuis le mois de mars que notre entreprise est fermée [...]. Je pense que le domaine de la santé, ça fait longtemps qu’il aurait dû être réglé. Ça fait cinq mois qu’ils ne l’ont pas réglé. [...] Je pense que tous les citoyens sont sensibilisés et que l’on fait tous notre possible.» 

- Chantale Vien, copropriétaire d’une érablière, 45 ans, de Sainte-Claire