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Des contraventions de 1000$ pour 83 étudiants réunis dans un Airbnb

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Des policiers ont mis fin à un énorme party d’étudiants organisé dans une grosse résidence louée sur AirBnb à Chelsea, en Outaouais, dans la nuit de samedi à dimanche.

Les agents du service de police de la MRC des Collines ont distribué des constats d'infraction de 1000 $ aux 83 étudiants sur place.

«C’est un voisin qui nous a appelés parce qu’il entendait pas mal de bruit à côté de chez lui. Il a compris qu’il s’agissait probablement d’un rassemblement», a expliqué l’agente relationniste Josée Forest, qui a pris part à l’intervention.

Un citoyen habitant aux côtés de la résidence du chemin Mountainview où se déroulait la fête a d'ailleurs confirmé à l'Agence QMI que les jeunes n'étaient guère discrets.

«J'ai constaté qu'il y avait beaucoup de monde, mais ils n'étaient quand même pas trop bruyants», a confié ce voisin qui a préféré garder l'anonymat.

«C'est pas la première fois qu'il y a des rassemblements là, mais c'est la seule fois depuis la pandémie», a-t-il ajouté, mentionnant au passage qu'il ignorait qui avait appelé la police, mais qu'il était bien content que les agents soient intervenus.

L’appel est arrivé vers 1 h 40. En cherchant la provenance du bruit, l’équipe d’agents s’est rapidement aperçue qu’il s’agissait d’une grande fête dans le secteur de Tulip Valley.

Le service de police a donc mobilisé l’ensemble de son effectif de nuit, composé de huit agents.

«On était huit policiers au total durant cette relève. On s’est tous rendu sur les lieux», a déclaré l’agente Forest.

Dès l’arrivée des policiers, les étudiants, pour qui les mesures sanitaires n’étaient qu’une théorie et non une pratique, ont vite fait d’arrêter la fête. La grande majorité ne portait pas de masque, a précisé la police.

«On a eu une très bonne collaboration des jeunes sur place. Certains ont essayé de se cacher, mais grosso modo, on n’a pas eu à entrer dans le «building» pendant l’intervention», a-t-elle rapporté.

L'un de ses collègues, le sergent Martin Fournel, a cependant indiqué à TVA Nouvelles que des citoyens ont rapporté avoir vu des jeunes prendre la fuite dans le bois.

«Les 83 personnes que nos policiers ont rencontrées et identifiées, c'est peut-être juste la pointe de l'iceberg», a-t-il confié.

Selon l'agente Forest, un jeune qui s’est présenté comme l’intermédiaire entre les fêtards, âgés pour la plupart entre 20 et 25 ans, et les agents, a aidé au bon déroulement de l’intervention.

Postés à l’extérieur, les huit agents ont fait évacuer les étudiants un à un, en prenant leurs informations afin de distribuer les constats d’infraction généraux, qui seront émis par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Un point commun rassemblait les jeunes sur place : il s’agissait pour la grande majorité d’étudiants internationaux. Ceux-ci provenaient de différentes universités d’un peu partout sur le territoire, certains venant d’aussi loin que Sherbrooke et même de Toronto.

Les policiers ont donné une heure aux fêtards pour quitter les lieux, et selon l’agente Forest, le tout s’est déroulé dans le respect et le calme. «On ne voulait pas bousculer personne», a-t-elle fait savoir.

Après que l’appel initial eu été reçu vers 1h 40, les premiers agents sont arrivés sur place vers 2 h, et le dernier véhicule a quitté vers 4 h 25.

Certains étudiants qui avaient consommé de l’alcool ont dû quitter la résidence en taxi, parfois avec quatre ou cinq personnes par véhicule.

Le dossier est toujours dans les mains des enquêteurs, a-t-on indiqué.

Le 20 août dernier, l’entreprise de location avait décidé de bannir les locations dont le but est de tenir un «party de maison».

– Avec la collaboration de Pierre-Jean Séguin, Agence QMI