/opinion/columnists
Navigation

Racistes, les Québécois?

Coup d'oeil sur cet article

Si l’on prend au mot les antiracistes militants dont le fonds de commerce consiste à nous condamner parce que nous ne sommes pas noirs mais blancs, l’on devrait leur demander pardon en tant que membres de la majorité blanche, qui les discrimine, selon eux, à travers toutes nos institutions.

Ces attaques contre le Québec sont en train de déraper. 

Les militants racisés, exacerbés par la haine, le ressentiment et une sorte de mépris pour notre propre combat pour survivre en français, ne semblent pas conscients de l’injustice de leur lutte contre nous, des minoritaires.

Croient-ils qu’ils vont obliger le premier ministre Legault à s’agenouiller et à céder à leur exigence première, celle de décréter qu’au Québec le racisme est systémique à leur endroit?

Mea culpa

Les autochtones, à cause d’une loi canadienne infâme sur le statut des Indiens, sont plus en mesure d’exiger des comptes. 

Confinés dans leurs réserves qui perdurent avec, faut-il le souligner, l’accord de chefs de communautés autochtones qui croient en bénéficier financièrement, ils sont des victimes de l’indifférence et de l’hypocrisie canadiennes. Et les Québécois doivent aussi faire leur mea culpa.

Découvrez À haute voix, une série balado sur les enjeux de la société québécoise contemporaine, par Denise Bombardier.

Cependant les militants antiracistes, qui confondent l’histoire singulière du Québec avec celle du régime esclavagiste aux États-Unis, jouent avec le feu.

Le racisme anti-Noir existe chez une proportion déjà trop importante de Québécois. 

En attaquant avec une violence verbale et idéologique une « suprématie blanche » québécoise, les militants extrémistes font un travail de pyromane. En ne jugeant que par la couleur de la peau, ils sont donc littéralement des racistes et leurs propos répétitifs empreints d’intolérance en font des ségrégationnistes.

Ils annoncent des lendemains où aucun apaisement n’est possible. Où aucun dialogue ne peut parvenir à émerger. Ils ne veulent pas de solutions concrètes. 

Et leur hystérie les amène même à dénoncer des intellectuels noirs de bonne volonté qu’ils qualifient de « Noirs de service ». 

Quelle démarche irresponsable et dangereuse!