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Bas-Saint-Laurent : nouveau procès pour un présumé pédophile

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Un homme de Sainte-Angèle-de-Mérici, dans le Bas-Saint-Laurent, était de retour devant le tribunal mardi après avoir été condamné en 2018 à 63 mois de pénitencier pour des crimes sexuels sur des mineures.

La Cour d’appel a ordonné un nouveau procès pour Roland Robitaille, car elle a estimé qu'il n’avait pas eu droit à un procès juste et équitable et que plusieurs erreurs de droit et de fait avaient été commises lors de son premier passage devant la justice.

Ce nouveau procès a commencé lundi après-midi au palais de justice de Rimouski. Roland Robitaille, 62 ans, doit à nouveau répondre de plusieurs chefs d’accusation dont agression sexuelle, contacts sexuels sur une personne mineure et incitation à des contacts, de même qu’attentat à la pudeur.

Les crimes qui lui sont reprochés auraient été commis entre 1975 et 2010 à Sainte-Angèle-de-Merici et à Saint-Joseph-de-Lepage, dans le Bas-Saint-Laurent. Roland Robitaille aurait fait trois victimes, des jeunes filles âgées de 5 à 17 ans. Une ordonnance de non-publication nous interdit de les identifier, de même que les liens qu’elles ont avec l’accusé.

Une première présumée victime a temoigné, une femme aujourd’hui âgée de 23 ans, mais qui avait 11 et 12 ans lors des crimes allégués. Elle a affirmé que la première fois que Roland Robitaille l’a agressée sexuellement, elle était en sixième année.

Il lui aurait inséré un doigt dans les parties génitales alors qu’elle dormait. Elle a soutenu s’être sentie oppressée, incapable de bouger et de parler. «J’ai figé», a-t-elle dit.

Lors de l’agression, Roland lui aurait intimé de rester silencieuse.

En contre-interrogatoire, l’avocat de Roland Robitaille, Me Yves Desaulniers, a tenté de faire ressortir des incohérences dans le témoignage de la femme. Son ton était très insistant, voire agressif.

Le témoignage d’une deuxième présumée victime a aussi été amorcé avant la fin de la journée. Cette dernière était âgée entre 5 et 17 ans lorsqu’elle aurait été agressée par l’accusé, entre 2001 et 2010.

Le procès devant juge seul doit se poursuivre toute la semaine.