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Découverte de l’épave d'un hydravion qui a coulé en 1926 dans un lac près de Sept-Îles

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L’épave d’un hydravion qui a coulé dans un lac situé à 50 km au nord de Sept-Îles, il y a près de 100 ans, a été découverte au cours des dernières semaines.

C’est dans le cadre du tournage de l’émission Mystères des lacs que l'historien maritime de Rimouski Samuel Côté, des archéologues, des plongeurs et des cinéastes se sont rendus au lac à l’Eau Dorée, accessible seulement par voie aérienne.

Grâce à un sonar latéral, ils ont trouvé l’appareil qui a sombré le 16 juillet 1926. L’hydravion à coque HS-2L se trouve à 18 m de profondeur.

Son identification est sans équivoque grâce aux photos prises par le plongeur Mario Cyr. On y distingue facilement l’immatriculation de l’appareil dans lequel se trouvaient quatre personnes: le pilote et des arpenteurs chargés de tracer la frontière du Labrador.

Après l’écrasement causé par une mauvaise évaluation de l’altitude lors d’un amerrissage, les survivants ont attendu six jours avant d’être secourus.

Quatre-vingt-quatorze années plus tard, la découverte de cette épave est un moment fort de la carrière de Samuel Côté. «On a vraiment vécu un moment magique parce que c'est une découverte historique, a-t-il confié. Ces hydravions ont joué un rôle majeur dans le développement de l'aviation canadienne à la fin des années 10 et au début des années 20.»

Cette épave serait le seul exemplaire original de ce type d'hydravion aussi complet connu dans le monde.

L'archéologue nord-côtier Érik Phaneuf a plongé autour de l'épave. «De voir les images au sonar pour la première fois, c'est euphorique, a-t-il dit. Tout le devant du cockpit est enfoncé dans la vase, donc on ne peut pas voir les objets personnels des gens qui étaient à bord.»

Gilbert Dumont, propriétaire d’un chalet près du lac à l’Eau Dorée depuis 30 ans, a hébergé l’équipe pour permettre à ses membres de documenter la découverte. Il avait entendu parler de la présence de cette épave dans le lac grâce à des témoignages de pilotes de brousse. Il est heureux que cette histoire soit révélée.

«Je ne le croyais pas de mes yeux non plus. De voir les photos qu'ils ont prises sous l'eau... c'est immense», a-t-il dit.

Depuis la découverte, des groupes qui souhaitent renflouer l’épave ont contacté Samuel Côté. Ce dernier croit qu’elle devrait demeurer sous l’eau, d’autant que c’est une entreprise qui pourrait être très coûteuse et qui risquerait d’endommager ce vestige.