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Les hôtels du Saguenay-Lac-Saint-Jean s'attendent à un hiver désastreux

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Le printemps a été difficile pour les hôteliers et l'automne n'améliore vraiment pas les choses. Le temps des fêtes et l'hiver qui s'en vient s'annoncent tranquilles dans les hôtels du Saguenay–Lac-Saint-Jean, toujours en zone orange.

Le printemps a été difficile pour les hôteliers et l'automne n'améliore vraiment pas les choses. Le temps des fêtes et l'hiver qui s'en vient s'annoncent tranquilles dans les hôtels du Saguenay–Lac-Saint-Jean, toujours en zone orange.

«Tout ce qu'on avait de partys de Noël et de congrès cet automne a été annulé, a déploré Sylvain Couture, copropriétaire de l'Hôtel Le Montagnais de Chicoutimi. Forcément, ça a eu un impact sur nos employés.»

«On parle d'une réduction de 70 % du volume de réservations», renchérit Eric Larouche, propriétaire de l'Hôtel Chicoutimi, de La Maison de Vébron à L'Anse Saint-Jean et de l'Auberge des Îles à Saint-Gédéon.

Les clientèles européennes et américaines, qui venaient sillonner les sentiers de motoneige, seront fort possiblement absentes pour l'hiver 2020-2021, générant un énorme manque à gagner. La situation s'annonce plus difficile encore si les déplacements entre les régions demeurent limités.

La première vague avait frappé durement au printemps dernier. Par exemple, en avril, Le Montagnais a loué 450 nuitées, contre 5400 habituellement.

«La deuxième vague est encore plus dure, a observé Sylvain Couture. On avait un peu d'espoir après un été passable, mais là, on revient au même niveau.»

«Certains petits hôteliers se demandent si ça vaut la peine de rester ouvert», a noté Anne-Marie Boudreault, directrice générale de l'Association Hôtellerie du Saguenay-Lac-Saint-Jean. On risque de voir des fermetures chez les établissements plus petits au cours de l'hiver.»

En attendant une relance, Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean suggère un jumelage entre une entreprise avec un certain volume d'employés en télétravail et un établissement hôtelier.

«L'entreprise pourrait louer un bloc de chambres pour réunir les employés, a expliqué la présidente de l'organisme, Lily Gilot. Ça pourrait permettre aux établissements de maintenir leur cuisine ouverte si on fournissait aussi les repas.»