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À la barre de «Brico-blagues»: «Être créatif, c’est un outil pour la vie» - Tristan Demers

À la barre de «Brico-blagues»: «Être créatif, c’est un outil pour la vie» - Tristan Demers
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Tristan Demers est bien plus qu’un bédéiste. Il sait animer de main de maître des émissions qui encouragent les jeunes à être créatifs. Il l’a déjà prouvé à maintes reprises, que ce soit avec «Transformatruc», «Dessinatruc» ou encore «BAM». 

L’artiste du crayon et des ciseaux remet ça avec «Brico-blagues», de rigolotes capsules de trois minutes, dont le tournage s’est terminé tout juste avant le début de la pandémie en mars et que propose Radio-Canada les matinées de week-end.

«On est complètement dans l’imaginaire parce qu’on répond à un faux besoin d’un enfant. Par exemple, on fait un gratte-dos géant en forme de main de gorille. Dans le fond, a-t-on vraiment besoin de ça? Non, mais dans l’imaginaire d’un enfant, pourquoi pas? Les enfants vont tomber tellement rapidement dans la vie adulte, plus terre-à-terre, [...] qu’il y a un moment dans la vie où tu as le droit de penser que ces trucs imaginaires existent dans ta tête.»

Sortir de sa bulle

Sans cesse motivé à stimuler la créativité, Tristan Demers continue de semer des idées amusantes et fantaisistes chez n’importe quel jeune qui regarde «Brico-blagues».

«Ça ne veut pas dire que cet après-midi, ton fils ou ta fille va faire une pinata en papier mâché en forme de melon d’eau, mais juste de voir que la possibilité est là, ça reste en tête. Sans faire le projet comme tel de A à Z, il va y avoir un flash», se réjouit-il.

Afin d’avoir une imagination encore plus débordante, il encourage tout enfant à observer ce qui l’entoure, à être en constant repérage.

«Le meilleur exemple que je donne aux enfants, c’est lorsque tu attends un ami sur le coin de la rue : au lieu de prendre ton cellulaire et d’aller sur Instagram, si tu prends le temps de fixer les pieds des gens qui traversent la rue, tu vas enregistrer, dans ton cerveau, 138 modèles de bottes et de souliers.»

«Être créatif, c’est un outil pour la vie...», assure-t-il.

Crayons, colle, ciseaux...

Pour Tristan Demers, la télévision est un médium toujours riche de sens quand vient le temps de bricoler, à l’instar des plateformes de contenu.

«Il y a sept ou huit ans, je devais convaincre un peu les diffuseurs de la pertinence qu’on puisse encore dessiner, bricoler, utiliser des ciseaux, des crayons de cire et de la colle en bâton. Là, on revient à un équilibre. Sur ta tablette, tu peux regarder un gars qui te montre comment bricoler avec des ciseaux, un vrai crayon et du papier de construction, et tu peux bonifier par une application ou autre chose.»

Et ce sont les jeunes qui tirent profit de cet équilibre «parce que l’enfant a besoin de développer sa dextérité et sa motricité fine, travailler dans l’espace un projet 3D, en comprendre la structure, que ce soit de la pâte à modeler, du papier mâché... Il ne peut pas toujours travailler sur une tablette, un "pad” ou une surface plane, à faire les mêmes mouvements avec ses pouces et des doigts.»

- Les capsules «Brico-blagues» sont diffusées les samedis et dimanche matin par Radio-Canada et disponibles en tout temps sur la zone jeunesse d’ici.radio-canada.ca.