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C’est bien parti pour les Cowboys Fringants

Ils ont remporté trois Félix au Premier Gala de l’ADISQ, mercredi soir

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Est-ce que ce sera l’année des Cowboys Fringants à l’ADISQ ? Grâce aux trois Félix remportés mercredi soir, lors du Premier Gala, les artisans de l’immense succès L’Amérique pleure se présenteront au gala de dimanche soir à titre de favoris pour conclure la semaine avec le plus grand nombre de statuettes.

• À lire aussi: ADISQ 2020: les chansons de l’année décortiquées

Mercredi, en plus de recevoir le titre de vidéoclip de l’année pour la danse en ligne de L’Amérique pleure, Les Cowboys Fringants ont raflé les Félix de l’album rock et l’album le plus vendu pour Les Antipodes.

« Merci d’avoir acheté notre disque, mais merci aussi d’acheter la musique québécoise », a signalé le bassiste Jérôme Dupras.

Ils auront maintenant de très bonnes chances d’ajouter deux autres Félix à leur récolte, dimanche soir, puisqu’ils comptent parmi les plus sérieux prétendants dans les catégories Groupe de l’année et Chanson de l’année.   

  • Écoutez la chronique culturelle d’Anaïs Guertain-Lacroix à l’émission de Pierre Nantel sur QUB radio:    

Deux pour Arthur et Watson

Deux doublés sont à signaler. D’abord celui de Marie-Pierre Arthur, dont le très réussi Des feux pour voir lui a permis de mettre la main sur les Félix Album alternatif et Album choix de la critique, une catégorie très relevée où les derniers opus de Louis-Jean Cormier, Flore Laurentienne, Les Cowboys Fringants (leur seul échec de la soirée) et Les Hay Babies jouaient du coude.

« Depuis le mois de mars, je n’ai pas rejoué ce disque en spectacle. Ce trophée lui donne un peu de vie », a partagé Marie-Pierre Arthur.

Le Montréalais Patrick Watson a aussi ajouté deux trophées à sa collection grâce aux victoires de son album et spectacle anglophones du même titre, Wave.

Une industrie à rebâtir

Au total, vingt et un Félix ont été décernés, mercredi, lors de ce gala animé par Pierre Lapointe et marqué par les prestations d’une dizaine d’artistes.

Impossible évidemment d’éviter l’actualité des derniers mois. Pendant que plusieurs finalistes racontaient ce qu’ils ont fait de leur confinement, Pierre Lapointe a parlé « d’une industrie qu’on doit rebâtir sur des bases égalitaires, inclusives, respectueuses et ouvertes en essayant de préserver l’irremplaçable et fragile rencontre entre un artiste et son public. »

Le collectif autochtone et allochtone Nikamu Mamuitun a pour sa part profité de la vitrine qui lui était offerte pour réclamer justice pour Joyce Echaquan.


Le reste des prix sera remis au Gala de l’ADISQ, télédiffusé dimanche soir, à 20 h, à Ici Radio-Canada Télé. 

D’autres gagnants  

Album de l’année – autres langues : Nikamu Mamuitun-Chansons rassembleuses, collectif d’artistes 

Album de l’année – classique orchestre et grand ensemble : Pulsations, Angèle Dubeau et La Pietà

Album de l’année – country : Si on y allait, Patrick Norman 

Album de l’année – instrumental : LEN, Gregory Charles 

Album de l’année – jazz : Migrations, Jacques Kuba Séguin

Album de l’année – musiques du monde : Kora Flamenca, Zal Sissokho 

Album de l’année – réinterprétation : En attendant Noël, Isabelle Boulay

Album de l’année – traditionnel : Live au Pas Perdus, Salebarbes 

Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec : Alexandra Stréliski

Spectacle de l’année – interprète : Véronic Dicaire en Spectacle, Véronic Dicaire 

Spectacle de l’année – humour : Au pic pis à pelle, Sam Breton