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Il plaide coupable à des accusations de contacts sexuels sur une fillette

L’homme pourrait être déclaré délinquant dangereux ou à contrôler

Les gestes reprochés à Samuel Warlop-Dépeault se sont produits à l’été 2019.
Photo courtoisie Les gestes reprochés à Samuel Warlop-Dépeault se sont produits à l’été 2019.

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Bien qu’il ne soit âgé que de 24 ans, un homme de Québec pourrait être déclaré délinquant à contrôler ou encore délinquant dangereux en raison des infractions d’ordre sexuel qu’il continue de commettre, et ce, malgré le fait qu’il ait suivi une thérapie. 

La demande a été faite par la Couronne, mercredi, lorsque Samuel Warlop-Dépeault a plaidé coupable à des accusations de contacts sexuels sur une fillette âgée de 9 ans.

Il a également reconnu avoir brisé une ordonnance de la cour qui lui enjoignait de ne pas entrer en contact avec des personnes âgées de moins de 16 ans. 

Les gestes reprochés à Warlop-Dépeault se sont produits à l’été 2019, alors que sa mère, Pascale Warlop – elle aussi accusée dans cette histoire –, gardait la fillette.

Contacts sexuels multiples

« À trois occasions, alors que l’accusé était en présence de l’enfant, il a flatté ses fesses, touché sa vulve ou encore mis sa langue sur les parties génitales de la jeune fille pendant quelques minutes », a résumé succinctement la poursuivante, Me Mélanie Dufour, à la juge Marie-Claude Gilbert. 

En mars 2017, Warlop-Dépeault s’était vu imposer une peine de 10 mois de prison pour agression sexuelle sur une personne de moins de 16 ans. Des gestes qui avaient été commis dans le district judiciaire de Saint-Hyacinthe.

Lors du prononcé de la peine, en 2017, le juge lui avait aussi interdit d’entrer en communication avec des enfants de moins de 16 ans, sauf sous la supervision d’une personne que le tribunal estimait convenir, et ce, pour une période de 10 ans.

Risque de récidive élevé

Un rapport présentenciel rédigé en 2015 avait également été présenté à la cour où il était mentionné que le « risque de récidive de l’accusé » qui présente une « pédophilie hétérosexuelle » était « élevé » et que ce dernier « recherchait les opportunités ».  

Comme la mère de l’accusé, Pascale Warlop, 49 ans, était au courant des antécédents judiciaires de son fils, elle a été accusée de complicité, puisqu’elle aurait fermé les yeux sur les agissements de son garçon et aurait omis de fournir les choses nécessaires à l’existence à la fillette dont elle avait la garde.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a également porté contre la gardienne une accusation de négligence criminelle causant des lésions. Cette dernière, qui est en liberté, doit revenir en cour à la fin du mois de novembre.

Évaluation

Pour sa part, Samuel Warlop-Dépeault, qui est détenu depuis son arrestation en février, sera envoyé à l’Institut Philippe-Pinel pour une période de 60 jours dans le but d’y être évalué. 

Il reviendra devant le tribunal en décembre.