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Il y aura une saison de motoneige

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Photo Julien Cabana Encore cet hiver, les amateurs de motoneiges pourront profiter du réseau de 33 000 kilomètres de sentiers, avec la différence que certaines mesures vont s’appliquer en rapport avec la COVID-19.

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De nombreux amateurs de motoneige nous ont posé la question durant les dernières semaines. Eh bien, oui, c’est confirmé, il y aura une saison de motoneige.

« Oui, il va y avoir une saison de motoneige à l’hiver 20-21. Il ne faut surtout pas être inquiets, de déclarer le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, monsieur Stéphane Desroches. Par contre, vu le problème de la COVID que nous vivons, en régions rouges, il faut tous comprendre de bien organiser et prévoir nos voyages. Il faut que les amateurs vérifient s’il y aura de l’hébergement disponible, tout comme les services de restauration. Oui, la saison sera là, mais elle sera plus locale. »

Pour le changement de région, le DG explique que maintenant, avec les motoneiges que nous avons, nous pouvons faire de longues distances en une journée. « Nous sommes tous les deux motoneigistes. Nous savons très bien que nous pouvons partir de la Mauricie, aller vers une petite virée jusqu’au Saguenay et revenir le soir. Il sera donc possible de changer de région, tout en respectant à la lettre les normes sanitaires. Par contre, il va peut-être prévoir une petite sandwich parce qu’il y a de grosses chances que dans plusieurs endroits, il ne sera pas possible d’obtenir du service. »

LES BÉNÉVOLES À L’ŒUVRE

Actuellement, les clubs se préparent fébrilement comme à l’habitude pour le moment où l’hiver fera son entrée officielle.

« Oui, en ce moment, les bénévoles travaillent à la préparation de leur saison. Toutefois, je crois que le plus important, c’est que les motoneigistes achètent le plus rapidement leur droit d’accès. Il ne faut pas oublier que cela offre des beaux sentiers aux motoneigistes, mais, derrière tout cela, présentement, nos bénévoles travaillent très fort. Pour les infrastructures, à chaque année, tous nos clubs à la grandeur de la province investissent des millions afin d’améliorer le réseau. Il faut donc acheter le plus de droits d’accès afin de procurer les sommes nécessaires pour aider nos clubs. »

Présentement, si vous vous procurez votre droit d’accès sur le site de la fédération, www.fcmq.qc.ca, vous avez droit à un rabais très intéressant.

« Si les amateurs se procurent leur droit d’accès avant ou le 9 décembre prochain, ils pourront bénéficier d’un rabais de 80 $. Le prix est présentement de 340 $ alors qu’après le 9, il sera de 420 $. Nos clubs considèrent que ce qui se passe présentement n’est qu’une petite épreuve à contourner. Ils ont déjà la fierté de créer le réseau parce que c’est une passion pour eux. Il est certain qu’ils sont très soucieux des normes sanitaires. Pour plusieurs, aller surfacer un sentier, c’est une thérapie. Lorsqu’ils reçoivent un petit merci des motoneigistes, ou une petite tape dans le dos virtuelle, ça les rend heureux. C’est ça nos bénévoles. »

LA COVID-19

La présence de la COVID-19 est une réalité que personne ne peut nier.

« Naturellement, en tant que Fédération, notre devoir est d’épauler nos clubs dans cette aventure complètement nouvelle pour tout le monde. Il faut encadre nos clubs et leur donner des outils. Nous avons vu rapidement leurs réactions, qui nous prouvent qu’encore une fois, nos bénévoles peuvent s’adapter rapidement et fournir un réseau de qualité aux motoneigistes. Comme à chaque année, nos 33 000 kilomètres de sentiers vont être surfacés et nous allons pouvoir profiter de nos belles aventures et découvrir des panoramas uniques dans toutes nos régions. »

Aussi, il ne faut pas oublier que la saison, qui va débuter d’ici quelques semaines, marquera l’arrivée de novices dans les sentiers. Les ventes de motoneiges chez les concessionnaires ont été très élevées, établissant des records chez plusieurs d’entre eux.

« J’invite tous ces nouveaux adeptes [à] bien prendre le temps d’apprivoiser leur nouvelle motoneige. Il ne faut être des cowboys, si vous me permettez l’expression. Il y a les lois, le respect d’autrui, garder la droite dans les sentiers en tout temps, tolérance zéro au niveau de l’alcool. Tout cela est très important, mais à la base, les gens doivent apprendre à très bien connaître leur motoneige. Il ne faut pas oublier que tout se passe entre les guidons et le banc de la motoneige, dans l’esprit de celui ou celle qui pilote la machine. On le voit souvent lors des accidents mortels. Malheureusement, ils surviennent souvent lors d’une mauvaise décision du conducteur. »

Avec les années, les motoneiges sont devenues des engins très performants.

« Ces machines sont devenues beaucoup plus agréables à conduire. C’est facile maintenant de faire des journées de 300 kilomètres, de changer de région, de profiter des paysages. Mais, il faut toujours demeurer prudents. »

Personnellement, en tant que chroniqueur et motoneigiste, je considère les motoneiges modernes comme étant performantes, confortables, écologiques, économiques en carburant, mais, derrière toutes ces belles qualités, se cache un traître. Si vous poussez trop loin, en dépassant vos capacités, vous pouvez vous retrouver rapidement en très mauvaise position, perdant le contrôle dans une courbe glacée ou encore en vous aventurant sur la surface de lacs et de rivières qui ne sont pas balisés et très souvent dangereux. Souvent, en groupe, on se sent un peu plus gaillard sauf qu’à la fin, c’est vous qui allez payer pour vos imprudences. En respectant vos limites et en évitant de provoquer le danger, vos excursions vont tourner au plaisir et non au cauchemar.