/news/politics
Navigation

L’aide doit être élargie aux entreprises en zone orange, selon le PQ

Le député péquiste Harold Lebel
Photo Simon Clark Le député péquiste Harold Lebel

Coup d'oeil sur cet article

Le Parti québécois demande au gouvernement d'aider les entreprises en zone orange qui ont vu leur clientèle diminuer radicalement, même si elles ont toujours le droit d'être ouvertes.

• À lire aussi: COVID-19: les partis d'opposition doivent appuyer les mesures sanitaires, selon Guilbault

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie de COVID-19

Actuellement, seules les entreprises obligées de fermer en raison des mesures sanitaires mises en place en zone rouge ont accès à de l’aide publique.

Mais celles qui sont situées dans des régions où les règles sont moins sévères, par exemple dans le Bas-Saint-Laurent, actuellement en zone orange, sont elles aussi victimes des appels répétés demandant aux gens de réduire le plus possible les contacts, a fait valoir le député de Rimouski, Harold Lebel.

«Un restaurateur me disait: “Moi, j'aimerais ça, faire de la publicité pour dire aux gens: 'Venez chez moi, j'ai investi beaucoup dans les protections, tout est correct, c'est safe.' Mais chaque matin, ce que j'entends à la radio, c'est: 'Restez chez vous, restez chez vous, restez chez vous'”», a-t-il donné en exemple lors d'un point de presse, mercredi.

Questionnée par la suite sur la possibilité d’élargir les mesures d’aide, la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, a plutôt rappelé qu’il est possible, pour ces entreprises, de recevoir des clients.

«Quand les commerces sont ouverts, on a le droit d’y aller. Par contre, il faut être très scrupuleux dans le respect des mesures sanitaires», a-t-elle dit.

Le ministre de l'Économie et de l'Innovation, Pierre Fitzgibbon, a dévoilé, le 1er octobre dernier, le programme Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM). Celui-ci prend la forme d’un prêt non remboursable de 80% jusqu'à concurrence maximale de 15 000$ par mois de fermeture.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Joël Arseneau, a quant à lui dénoncé un «problème de cohérence» dans le code de couleurs du gouvernement.

La MRC d’Avignon, dans la Baie-des-Chaleurs, où des municipalités ont été fortement touchées par des éclosions de COVID-19, est toujours classée zone rouge, malgré l’avis de la Santé publique régionale, qui suggère de la déclarer zone orange, a-t-il dénoncé.

«Si les données scientifiques, si les données probantes sur le terrain sont à l'effet qu'on doit restreindre les mesures ou revenir à une apparence de normalité, eh bien, on doit le faire, puis on doit le faire en temps utile», a-t-il soutenu.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.