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Le temps passe vite en pleine pandémie...

Face à un virus qui s’installe fort probablement pour plusieurs mois encore, on tente pourtant de s’adapter. Peu à peu. Pas le choix, vraiment.
Photo courtoisie Face à un virus qui s’installe fort probablement pour plusieurs mois encore, on tente pourtant de s’adapter. Peu à peu. Pas le choix, vraiment.

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Le temps passe tellement vite en pleine pandémie. Le titre qui coiffe ce billet est bien évidemment ironique.

La réalité est qu’une pandémie, c’est long. Très long. En pleine deuxième vague de cette méchante bibitte nommée COVID-19, impossible de le nier.

La dernière fois que j’ai posté un texte sur mon blogue remonte en effet à la fin mars. Il y a sept mois déjà, presque au jour près. 

C’est comme si c’était hier. En même temps, c’est comme si l’on portait tous sur nos épaules l’équivalent d’un bon dix ans d’une indéniable usure pandémique.

Jusqu’à nouvel ordre, me voilà donc de retour.

Et ma longue absence de ce blogue?

Essentiellement, parce qu’étant proche aidante de ma sœur déficiente intellectuelle à la maison, la pandémie a frappé fort ici, très fort. Comme chez beaucoup de familles d’enfants ou d’adultes handicapés, tout a craqué.

Quand je dis frapper fort, nous avons eu la chance, du moins jusqu’à maintenant, de ne pas contracter le virus, mais dans la vie quotidienne, notre monde a changé du tout au tout.

Ma sœur n’a plus ses activités de jour. Donc elle est à la maison 24/7 et, bien entendu, pour la protéger du virus, sans activités sociales ou loisirs.

Pandémie oblige, impossible aussi d’avoir du répit ou de l’aide à la maison.

Travaillant surtout à la maison, pas besoin de vous faire un dessin sur ces journées qui, du travail journalistique aux soins de ma sœur et à toutes les tâches possibles et imaginables, n’en finissent jamais. 

Il n’y a plus de semaine ou de fin de semaine. Seulement des journées, de longues journées, qui se suivent les unes après les autres. 

Cette réalité de la COVID-19, nous sommes nombreuses et nombreux à la vivre à divers degrés, selon nos conditions respectives. 

Donc, à un moment donné, il faut faire des choix. On ne peut plus tout faire, du moins, si on ne veut pas finir par tomber au combat.

Le printemps 2020, quel cauchemar. Je le dis sans gêne.

En même temps, l’horreur. La vraie, ce sont des milliers de nos compatriotes aînés, des femmes et des hommes parmi nous, au sein de notre propre société, qui en sont morts. En CHSLD et en RPA. Souvent seuls et dans des conditions indignes d’une société avancée.

Face à un virus qui s’installe fort probablement pour plusieurs mois encore, on tente pourtant de s’adapter. Peu à peu. Pas le choix, vraiment.

La grande inquiétude étant toutefois que la détresse psychologique, en cet hiver imminent, s’installe elle aussi derrière les portes closes de plus en plus de Québécoises et Québécois. 

Avec l’adaptation viendra peut-être éventuellement une certaine forme de «nouvelle réalité», pour reprendre l’expression ambiante à la mode. Du moins, jusqu’à la fin, encore imprévisible, de la crise sanitaire.

Dans cette «nouvelle réalité», sans trop de soupapes sociales non plus, la vie conserve néanmoins ses droits. 

Me voici donc, ici, privilégiée de vous revoir sur ce blogue. Malgré la tempête.

À bientôt.

Prenez bien soin de vous.

Josée