/sports/hockey
Navigation

Comme en zone rouge

De retour en Allemagne, Maxim Lapierre préfère limiter ses sorties

Maxim Lapierre
Photo courtoisie EHC Red Bull München / City-Press GmbH À sa deuxième saison avec les Ours polaires de Berlin, Maxim Lapierre vit une situation inédite en raison de la pandémie.

Coup d'oeil sur cet article

La deuxième vague de la pandémie frappe fort en Europe. En Allemagne, le bilan quotidien des nouvelles infections à la COVID-19 atteint des records chaque jour. Les autorités du pays ont d’ailleurs signalé 16 774 nouveaux cas jeudi. Du jamais-vu.

Par conséquent, Angela Merkel, la chancelière allemande, a resserré les mesures sanitaires. Fermeture des restaurants, des bars et des salles de spectacle. Interdiction pour les sportifs amateurs de pratiquer leur discipline favorite. On se croirait dans les zones rouges du Québec.

Malgré l’incertitude qui planait sur la reprise des circuits professionnels, Maxim Lapierre est retourné en Allemagne à la mi-août où, pour une deuxième saison, il porte les couleurs des Ours polaires de Berlin. 

La capitale allemande a beau regorger d’histoire et de merveilles architecturales, disons que le tourisme n’est pas très en vogue. 

« On est pas mal tranquilles dans notre petite vie de pandémie », a lancé Lapierre, joint par Le Journal de Montréal jeudi.

« On a trois jeunes enfants, alors on veut s’assurer qu’il ne leur arrive rien. Depuis qu’on est arrivés, on n’est pas sortis une seule fois au restaurant », a-t-il ajouté.

En fait, les seules sorties de l’attaquant consistent à aller reconduire ses filles à l’école et à se présenter à l’aréna, essentiellement pour des entraînements.

« Jusqu’à maintenant, on a joué seulement trois matchs. Trois matchs préparatoires, dont un contre notre club-école », a raconté le Montréalais de 35 ans.

Peu d’action sur la glace

En raison de l’état de la situation, il ne faut guère s’en surprendre. D’ailleurs, Lapierre ignore le moment où les 14 équipes de la Deutsche Eishockey Liga reprendront officiellement leurs activités. 

« Ça fait deux fois qu’ils repoussent le début de la saison. Au départ, ça devait être au mois de novembre. Ensuite, au début de décembre. Là, on est rendu après la mi-décembre, a-t-il expliqué. Même chose du côté des fans. On parlait de 1000 partisans, puis c’est descendu à 300. Finalement, il n’y aura pas de spectateurs. »

Lapierre et les Ours polaires verront tout de même un peu d’action au cours des prochaines semaines. Du 11 novembre au 12 décembre, huit des 14 équipes du circuit allemand s’affronteront dans le cadre d’un tournoi, la Coupe MagentaSport.

Tant qu’à tenir pareille compétition, pourquoi ne pas amorcer officiellement la saison ?

« C’est un accord que la ligue a passé avec un réseau de télévision. J’ai l’impression qu’ils veulent faire un test d’un mois pour voir comment ça fonctionnera à la télévision. Et pour voir comment ça sera sans partisans », a indiqué Lapierre.

Reichel, la jeune merveille

Le Québécois espère que ses coéquipiers et lui seront en mesure de reprendre là où ils avaient laissé lorsque les autorités du circuit ont choisi d’annuler la fin de la saison, le 10 mars. Berlin occupait alors le quatrième rang du classement général. 

« C’est dommage parce qu’on avait une équipe qui aurait pu se rendre loin », a-t-il fait valoir.

Lapierre n’a pas été étranger à ces succès. En 50 matchs, il a récolté 34 points, dont 11 buts. À ses côtés, Lukas Reichel, devenu il y a quelques semaines le choix de premier tour des Blackhawks de Chicago (17e au total).

« On a joué au sein du même trio toute la saison. Dans le vestiaire, on était assis côte à côte. Ça faisait spécial de jouer avec un joueur de 17 ans. C’est la moitié de mon âge ! »

Il était aux premières loges pour voir l’évolution du jeune allemand. Celui-ci lui en a mis plein la vue.

« C’est incroyable un talent comme le sien. Ça m’étonne de voir des gars de 17 ans évoluer avec des hommes. Dans cette ligue-là, il y a quand même plusieurs gars qui ont patiné dans la LNH. Il faut être fort physiquement pour être capable de dominer et d’obtenir du temps de jeu à cet âge-là.

« Au même âge, à mon année de repêchage, je suis convaincu que je n’aurais pas été capable de jouer dans un calibre comme celui-là », a soutenu Lapierre, choix de deuxième tour du Canadien en 2003.

Amateurs de la baladodiffusion La poche bleue, ne soyez pas inquiets. Malgré le décalage horaire, Guillaume Latendresse et lui continueront d’animer ce rendez-vous hebdomadaire tout l’hiver.