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Soutien à domicile et transformation des milieux d’hébergement : le talon d’Achille en héritage

Soutien à domicile et transformation des milieux d’hébergement : le talon d’Achille en héritage
Simon Clark/Agence QMI

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Des articles parus ces derniers jours dans La Presse méritent que l’on se penche de plus près sur les questions centrales du soutien à domicile et des milieux d’hébergement au Québec.

Depuis notre arrivée au pouvoir, le gouvernement a investi plus que n’importe lequel des gouvernements précédents pour augmenter l’offre de services en soutien à domicile. Ce qui fut fait. Au cours de la dernière année, 370 000 personnes ont eu accès à des soins à la maison, une augmentation de près de 10 000 personnes par rapport à l’année précédente. Le gouvernement de la CAQ dépasse largement son engagement électoral en ce qui a trait aux usagers ayant bénéficié de ces services.

Mais au-delà du nombre de personnes recevant des services à domicile, nous nous sommes également assurés d’offrir à nos usagers davantage de soins. Et les chiffres sont éloquents à cet égard. On observe une augmentation de 3,2 millions d’heures offertes dans les services à domicile comparativement à l’année précédente, soit environ 22,7 millions d’heures à prendre soin de la population directement à leur domicile.

Le soutien à domicile est indéniablement lié à la question de la proche aidance. Si on souhaite permettre aux gens de demeurer le plus longtemps possible chez eux, il faut appuyer les personnes proches aidantes, celles et ceux qui en prennent soin. Vous connaissez mon attachement pour les personnes proches aidantes. Le gouvernement de la CAQ est le seul à avoir porté cette cause à bout de bras. Notre projet de loi 56 viendra mieux reconnaître et mieux soutenir le travail essentiel de ces héros de l’ombre. Nous sommes aussi le gouvernement qui a développé le plus de maisons Gilles-Carle, qui apportent du répit aux personnes proches aidantes. Ce modèle sera ainsi reproduit aux quatre coins du Québec, avec 20 maisons Gilles-Carle qui verront le jour sur période de 10 ans. 

Je suis particulièrement fière de notre projet de maisons des aînés et alternatives, qui démontre notre engagement ferme et ambitieux de redonner aux personnes âgées la dignité qu’elles méritent. Bien avant la pandémie, nous étions en action pour faire plus et faire mieux pour ceux et celles qui ont bâti le Québec. Quarante-six maisons des aînés et alternatives ont été annoncées, dans toutes les régions du Québec. 

Les derniers mois ont bousculé et affaibli notre réseau de la santé. Malgré tout, il est clair pour nous que la pandémie ne justifie pas à elle seule ce qui s’est passé. Le printemps dernier est le résultat de décennies d’inaction. La crise sanitaire que nous vivons collectivement servira, je le crois fermement, à révéler les négligences du passé et nous pousser à aller de l’avant encore plus rapidement pour améliorer la qualité de vie de nos aînés. 

La pandémie met en lumière le talon d’Achille d’un État. Je l’ai souvent répété : pendant trop longtemps, les CHSLD ont été l’enfant pauvre du réseau de la santé. Les gouvernements précédents ne se sont jamais souciés suffisamment des plus vulnérables de notre société. Nous vivons avec les conséquences aujourd’hui. C’est l’unique et honnête raison de mon retour en politique.

Il importe de rappeler que notre gouvernement a hérité d’un réseau de la santé aux prises avec un enjeu majeur de pénurie de main-d’œuvre. Il est là, le nerf de la guerre. Mon collègue Christian Dubé travaille sans relâche pour embaucher du personnel de la santé et améliorer leurs conditions de travail. Toutefois, ça prend du temps. 

Malgré le contexte difficile de pénurie de main-d’œuvre et en pleine pandémie, le premier ministre du Québec, François Legault, a tenu un pari auquel peu de gens croyaient : engager 10 000 préposés pour prendre soin de nos aînés. À l’heure actuelle, plus de 7 000 d’entre eux, des femmes et des hommes extraordinaires qui ont décidé de réorienter leur carrière pour soigner les aînés du Québec, sont à l’œuvre dans le réseau de la santé. Y a-t-il une cause plus noble que celle-ci? 

Depuis septembre, nous avons corrigé un travers hérité des anciens gouvernements en nommant un gestionnaire dans tous les CHSLD du Québec. Nous avons changé la culture organisationnelle faisant de la mobilité de main-d’œuvre la norme. Nous en avons fait l’exception.

Je le dis et je le répète. Le financement pour le développement de projets pour prendre soin des aînés est au rendez-vous avec la CAQ. Notre feuille de route depuis notre arrivée au pouvoir est éloquente à cet égard. Ces changements exigent du temps. On ne répare pas 30 ans d’inertie en deux ans. 

Marguerite Blais
Ministre Responsable des Aînés et des Proches aidants

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