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Bouchard serein malgré l’incertitude

L’entraîneur-chef du Rocket s’adaptera aux changements avec comme objectif premier le développement des espoirs du Canadien

SPO -  ROCKET DE LAVAL ENTRAINEMENT
Photo d'archives, Martin Alarie Le pilote du Rocket de Laval, Joël Bouchard, reste positif en dépit de la situation actuelle.

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Joël Bouchard a réduit ses trois souhaits de la plus simple des façons : une glace, des joueurs et des rivaux. L’entraîneur en chef du Rocket de Laval peut déjà prédire avec facilité que la saison 2020-2021 n’aura rien de typique dans la Ligue américaine, mais il gardera le même mandat, celui de développer les espoirs du Canadien. 

On sait déjà une chose : le nom de la prochaine saison pourra être amputé du terme 2020. Les dirigeants de la Ligue américaine ont maintenant encerclé la date du 5 février comme possible point de départ. À l’origine, ils avaient planifié d’ouvrir la saison le 4 décembre. 

Questionné à savoir s’il a bon espoir de diriger un premier match au début de février, Bouchard a offert une réponse-fleuve, à l’image de ses conférences après un entraînement ou un match du Rocket. 

« Est-ce qu’on a confiance ? Peu importe le secteur, notre confiance est éprouvée. Nos croyances sont aussi ébranlées depuis quelques mois. J’ai toujours été un gars positif et je le resterai. Nous rejouerons au hockey. Nos jeunes dans le hockey mineur retourneront aussi sur la glace. Je dirais qu’en ce moment, nous sommes sur un chemin de gravelle. Mais c’est pareil pour tout le monde.

« On a tous intérêt à revoir du hockey, ce sera extraordinaire, a-t-il continué. On ne peut pas juste s’asseoir et ne rien faire. Mon message est toujours le même pour les gars : qu’est-ce que tu fais ? En ce moment, il y a des gars qui font des push-up et ils veulent ta job. Toi, tu feras quoi pour devenir un joueur transformé ? Tu dois utiliser ce temps-là pour t’améliorer d’une façon. Souvent, nous trouvons que ça va trop vite. Maintenant, nous avons du temps. Ils doivent travailler sur leurs faiblesses. »

Les pros ressortiront

Le Rocket a joué son dernier match le 11 mars 2020. Une victoire de 3 à 0 contre les Sénateurs de Belleville à la Place Bell de Laval. Contrairement à la LNH, il n’y a pas eu de séries, il n’y a pas eu d’équipe championne dans la LAH. Advenant un retour le 5 février, comme c’est le plan, les équipes recommenceront à jouer après une pause de près de 11 mois. C’est énorme. 

 « Chaque fois que j’ai vécu un lock-out, une longue pause ou des blessures, je remarquais des choses. Ceux qui ont le couteau entre les dents, ceux qui sont passionnés et ceux qui sont des professionnels s’en sortent toujours bien, a dit l’entraîneur au fameux casque rouge. Ceux qui aiment mieux se la couler douce et qui sont moins sérieux, souvent ça coûte une année de carrière et même des fois, ça sonne la fin d’une carrière. »

Sections remaniées ?

À l’instar de la LNH, la LAH compte 31 équipes. Mais il y a seulement quatre formations au Canada : le Rocket de Laval (Canadien), les Sénateurs de Belleville (Sénateurs), les Marlies de Toronto (Maple Leafs) et le Moose du Manitoba (Jets). 

Le Rocket se retrouve dans la division Nord avec Belleville et Toronto, alors que le Moose est dans la division Centrale. 

Avec la fermeture des frontières en ce moment, il n’est pas impossible que Scott Howson, le nouveau commissaire de la LAH, explore la possibilité d’un
remaniement des divisions. 

« Est-ce que je m’attends à des ajustements pour cette année ? Oui. Il y aura probablement des limitations dans les déplacements, a répondu Bouchard. Je me prépare pour une saison différente. La vie de tout le monde est différente depuis le début de la pandémie. 

« Si j’apprenais que nous devrions jouer contre Belleville et Toronto encore plus souvent, déjà que nous jouons souvent contre eux, je prendrais ça comme une très bonne nouvelle. Je n’y verrais rien de négatif. Je veux simplement mettre nos joueurs sur la glace. Pour moi, chaque match représente une occasion de développer nos joueurs. C’est très payant ça. Comme je dis, même si je devais juste jouer contre Belleville, je trouverais ça correct. Je veux juste qu’on me donne une glace, des joueurs et des adversaires. Mon boulot est de développer nos gars. C’est mon mandat. 

« Je connais la réalité d’un joueur de la Ligue américaine qui veut atteindre la LNH. Nous pourrions jouer 42 matchs contre Belleville et nous trouverions des façons de travailler sur nos espoirs. » 

Au retour au jeu, le Rocket retrouvera certains joueurs qui ont déjà joué en Europe comme Lukas Vejdemo (Sodertalje en Suède), Jesse Ylonen (Lahti en Finlande) et Otto Leskinen (KalPa en Finlande). Un autre joueur comme Joël Teasdale cherchera à regagner son rythme après une saison entière à l’infirmerie en raison d’une grave blessure au genou droit.

Teasdale n’a pas joué un seul match depuis sa conquête de la coupe Memorial avec les Huskies de Rouyn-Noranda, au printemps 2019.