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La police de Québec dissout un party d’amis illégal

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Pour la première fois de la pandémie, la police de Québec a exécuté jeudi un télémandat pour dissoudre un party d’amis devant l’absence totale de collaboration de la dizaine de contrevenants qui étaient rassemblés illégalement dans un domicile, ce qui pourrait se traduire pour eux en amendes totalisant possiblement plus de 10 000$.

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Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) est intervenu en soirée sur l’avenue des Braves, dans le secteur de Montcalm, après une dénonciation citoyenne concernant un rassemblement de plusieurs personnes dans une résidence privée.

Rappelons que la Ville de Québec fait toujours l’objet d’une alerte maximale de la Santé publique. Il est donc proscrit de recevoir des visiteurs d’une autre adresse à la maison, sauf en de rares exceptions très précises.

Mais une fois sur place, les policiers se sont butés à une absence totale de collaboration des individus. Les agents de la paix ont rencontré le responsable des lieux et lui ont expliqué la nature des règles sanitaires à plusieurs reprises. Celui-ci refusait de les faire entrer.

«Étant donné les circonstances et les motifs raisonnables de croire que le nombre de personnes pouvant se trouver dans la résidence ne respectait pas ce qui est stipulé au décret de la Santé publique, un télémandat a été demandé aux instances appropriées afin d’entrer. Après l’obtention de celui-ci, les policiers ont pu entrer dans la résidence pour constater les faits», décrit Étienne Doyon, porte-parole du SPVQ.

Il a fallu quelques heures avant de recevoir l’autorisation d’un juge.

«C’est la première fois que nous exécutons un télémandat relativement à la réglementation sur la santé publique. À ma connaissance, c’est la première fois de la province», dit M. Doyon.

Au total, une dizaine de personnes, âgées de 25 à 40 ans, se trouvaient à l’intérieur. Elles ont fait l’objet d’un rapport d’infraction général concernant un rassemblement illégal dans une maison privée. Contrairement à un constat d’infraction portatif, le rapport d’infraction général est soumis à un procureur, et c’est lui qui déterminera si des amendes seront remises, et quel sera le montant.

Chaque contrevenant s’expose à une amende allant de 1000$ à 6000$.

«Le SPVQ tient à rappeler qu’il agit d’abord en sensibilisation et qu’il recherche avant tout la collaboration des citoyens dans l’application de la réglementation sur les consignes sanitaires. Toutefois, comme dans le cas présent, lorsque des rassemblements illégaux seront constatés et qu’il y aura absence de collaboration des contrevenants, les policiers n’hésiteront pas à utiliser les outils légaux mis à leur disposition pour faire respecter les règles décrétées par le gouvernement», affirme M. Doyon.