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Le maire de Dalhousie ne veut pas de l'Apollo sur son quai

Le maire de Dalhousie ne veut pas de l'Apollo sur son quai
Photo d'archives, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

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Autre écueil pour le navire Apollo: le ferrailleur qui en a fait l'acquisition la semaine dernière prévoit le conduire au quai de Dalhousie, au Nouveau-Brunswick, pour le démanteler au cours des prochains jours. Toutefois, la municipalité n'en veut pas. 

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«Il n'est pas le bienvenu à Dalhousie, point final!», s’est exclamé ce matin le maire de la municipalité, Normand Pelletier. Ce dernier ne veut en aucun cas que le quai de Dalhousie serve de port d'attache au Nouveau-Brunswick. Pourtant, le nouvel acquéreur de l'Apollo, Dalhousie Marine Recyclers, compte bien s'y accoster la semaine prochaine afin d'en récupérer les matériaux.

«Moi, si j’appartiens (sic) un morceau de terrain et un individu arrivait à moi et disait "je vais démanteler des autos accidentées sur ton terrain sans ta permission", je ne pense pas que ce serait grandement apprécié des gens», a-t-il lancé.

Normand Pelletier a affirmé que le ferrailleur ne disposait pas de toutes les autorisations légales pour procéder. Une entente devra être faite au préalable avec le président-directeur général du port de mer de Dalhousie. Le ferrailleur devra ensuite avoir en sa possession les preuves légales, provinciales et fédérales, ainsi que les permis d’Environnement Canada et de Transport Canada pour acheminer sa demande.

Pour sa défense, René Renault, propriétaire de Dalhousie Marine Recyclers, a déclaré avoir reçu deux des trois certifications nécessaires dans les deux derniers jours.

«Ça coûte très cher, ce sont des professionnels du ministère des Transports qui viennent et qui certifient ces choses-là. Les gens pensent qu'on arrive avec une cour à scrap. Ce n'est pas de même que ça fonctionne! Le bateau est démantelé morceau par morceau, et les morceaux sont mis immédiatement dans des camions qui partent pour le centre de recyclage de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick», a-t-il fait savoir.

Le maire de Dalhousie s'inquiète également des effets néfastes d'une telle procédure sur l'environnement. Il craint que le démantèlement de la ferraille sur son territoire soit un facteur aggravant à la situation atmosphérique de sa ville, qui, selon lui, est déjà dégradée.

«La ville de Dalhousie a été polluée assez longtemps, pour cent ans de temps. Peut-être qu’il pourrait regarder à New Richmond, Chandler ou Gaspé ou Sainte-Anne-des-Monts ou Matane. Pourquoi Dalhousie? Aucune idée, mais c'est monsieur Renault et son projet», a dit Normand Pelletier.

«Les études environnementales, le client qui achète le métal en a six études de faites, donc on n'est pas obligé de recommencer», a répondu l'acquéreur du navire.

Rappelons que la conception d'un récif artificiel était envisagée pour l'Apollo. Le projet a finalement avorté en raison des coûts faramineux qu'il aurait engendrés. L'ancien traversier a donc été acheté pour la modique somme d'un dollar par le ferrailleur René Renault lundi dernier.