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«Le métier de comédienne m’interpellait» - Caroline Bouchard

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Photo d'archives, AGENCE QMI

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Lorsqu’on jase avec Caroline Bouchard, on constate vite qu’il y a des similitudes entre la comédienne et le personnage de Judith qu’elle campe dans «Discussions avec mes parents». Dans la vie comme à l’écran, elle possède le même sens de l’humour, ce qui la rend immédiatement attachante. 

Caroline, ta fausse famille dans «Discussions avec mes parents» a l’air tellement réelle!

La complicité que nous avons à l’écran, nous l’avons aussi sur le plateau. François me taquine, Blaise embarque, moi je ris de leurs niaiseries, et Marie-Ginette me dit: «Ne les encourage pas, ils vont continuer!» Tout cet échange fait ricaner Vincent. Une dynamique familiale digne de la vraie vie! (rires)

Justement, à quoi ressemble ta véritable famille?

Mon père est comptable, ma mère est infirmière, et mes deux frères cadets sont électricien et psychologue. Je suis la seule à évoluer dans le domaine artistique. Nos relations ressemblent à celles qu’ont les personnages de «Discussions avec mes parents». On se taquine beaucoup et on s’aime inconditionnellement.

As-tu toujours voulu être comédienne?

Après le cégep, je me suis inscrite en enseignement préscolaire primaire à l’Université Laval à Québec. Mais pendant ma deuxième année d’études universitaires, j’ai entamé le processus d’auditions pour entrer au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Le métier de comédienne m’interpellait, et je voulais en avoir le cœur net!

Question de ne pas avoir de regrets!

Exactement! Je me suis dit: «Si je ne suis pas prise, le dossier sera réglé, et je pourrai me concentrer à 100 % sur mon bac en enseignement.» Mais à ma grande surprise, j’ai été acceptée.

As-tu eu un petit pincement au cœur en quittant tes études en enseignement?

Pas du tout! Après deux auditions et un stage pour entrer au conservatoire, je n’avais aucun doute sur mon désir d’exercer le métier de comédienne, même si ça impliquait un changement de vie à 180 degrés, c’est-à-dire quitter la maison familiale à Québec pour vivre en appartement à Montréal.

Outre ton métier, quelles sont tes passions?

J’adore lire, aller au théâtre, voyager... mais tout ça est en suspens présentement à cause de la COVID-19 et aussi parce que j’ai deux jeunes enfants, de 4 ans et 15 mois. Depuis le début de la pandémie, ils ne sont pas allés à la garderie, afin de diminuer les risques de contracter le virus et d’augmenter les chances de garder tout le monde en santé sur les tournages de «Discussions avec mes parents».

La pandémie, avec deux jeunes enfants à la maison, ce doit être assez «rock and roll»!

Effectivement, oui! Heureusement, j’ai été monitrice de camp de vacances durant plusieurs années, alors je ne manque pas d’idées pour des activités de bricolage, de chanson et de danse. Je m’amuse beaucoup avec mes enfants. J’aime particulièrement leur raconter des histoires en prenant différentes voix pour incarner chaque personnage. (rires)

Ta famille habite-t-elle toujours dans la région de Québec?

Bien sûr! D’ailleurs, j’ai visité mes parents en septembre, en compagnie de mon amoureuse et de nos enfants. Papa et maman habitent la magnifique région de Charlevoix, donc c’est toujours un plaisir de les visiter là-bas, de faire le plein de nature et de beaux paysages.

Quels traits de personnalité as-tu en commun avec Judith dans «Discussions avec mes parents»?

Comme elle, j’ai beaucoup d’humour. La complicité qui la lie avec ses frères ressemble à celle que j’ai avec les miens. Par contre, je suis maman de deux jeunes enfants, alors que Judith se questionne à propos de la maternité. Fin trentaine, elle se demande si elle ne passe pas à côté de quelque chose en n’ayant pas d’enfant.

Pourrait-il y avoir une quatrième saison de «Discussions avec mes parents»?

Rien n’est confirmé, mais nous le souhaitons tous ardemment! Avec ce qu’on traverse collectivement depuis quelques mois, ça fait du bien de voir une famille tissée serré, qui se tape parfois sur les nerfs, mais s’aime plus que tout au monde — comme la plupart des familles dans la vraie vie, finalement. 

  • «Discussions avec mes parents», lundi 19 h 30, à Radio-Canada.  

Une famille télévisuelle plus soudée que jamais

«Nous étions déjà proches, mais ce tournage en temps de pandémie a soudé encore plus notre famille télévisuelle. Avant le tournage, chacun de notre côté, nous avons limité nos déplacements et nos contacts sociaux, de façon à prendre soin les uns des autres, et particulièrement de Vincent et de Marie-Ginette, nos deux “aînés” sur le plateau», mentionne Caroline.